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Arthur courait à en perdre haleine dans l’aile du château flambe en neuf de Kaamelot, une lettre à la main.
« Je sais que ce n’est pas de votre fait mon ami, mais je ne peux en supporter davantage. Notre histoire ne devait exister. Vous êtes un homme et un Roi exceptionnel, ne laisser personne vous faire penser le contraire.
Adieu mon amour,
Guenièvre »
Le Roi crût à un cauchemar éveillé…et pourtant, il sentait qu’il était sur le point de perdre une des seules personnes qui l’ait aimé de tout son être.
Par la fenêtre du corridor, il entendit son plus fidèle chevalier de la table ronde, Perceval le Gallois, qui hurlait :
« Arrêtez je vous en supplie, je ne pas nager. Pitié ma Reine, n’avancez pas !!!
La tête d’Arthur vrilla instantanément, et il dévala les escaliers à toute vitesse.
Le froid lui mordait le visage aussitôt le nez dehors, mais la panique était plus forte. Il s’avança vers le rivage du lac et son cœur eut un raté : il avait beau chercher sa femme dans toute cette flotte, mais il ne voyait que dalle.
Perceval l’aperçu et le rejoignit en hurlant :
- J’ai voulu l’arrêter Sire mais je n’ai pas pu…
- Où est Guenièvre ?! »
Le chevalier se contenta de montrer au loin un coin où des rides finissaient de se former sur l’eau, ainsi que des bulles…
Arthur ne réfléchit plus, se déshabilla un minimum et se jeta à l’eau, c’était le cas de le dire !!
L’eau était glaciale mais l’envie d’aller chercher sa femme était plus forte. Dès qu’l fut près de l’endroit qu’il avait vu depuis le rivage, le Roi plongea à corps perdu et au bout de la deuxième plongée, il réussit à ramener la belle brune à la surface.
Le retour à la nage fut une lutte de chaque instant mais il voulait à tout prix sauver sa femme. Es bras le sortirent de l’eau mais il les repoussa, portant à bout de bras et de force celle qui voulait en finir à cause du tourment qu’il lui avait infligé malgré lui.
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(Flashback, il y a deux jours)
C’était lors d’un banquet suite à une victoire assez difficile sur un autre territoire qu’Arthur fêtait ça dignement avec ses chevaliers sur le lieu même de la bataille. Il était en pleine conversation avec un de ses compagnons lorsque Guenièvre fit son entrée dans la salle de réception.
Le regard du Roi s’immobilisa. L’un comme l’autre avait enfin réussi à se comprendre depuis toutes ces années. Ils s’étaient apprivoiser et commençaient à s’aimer. Arthur espérait honorer enfin sa femme de la plus charnelle des façons.
Guenièvre portait une robe à bretelles larges au tissu léger mais opaque rouge carmin en cache cœur autour de la poitrine et tombant de manière fluide et semi transparente le long de ses jambes, lui donnant des airs de déesse. Une cape de la même couleur, brodée d’un liserai en or sur les bords, enveloppait ma femme, non plus femme enfant mais Reine.
La belle brune avait fait relever sa chevelure, sublimant ainsi ses boucles. Elle avait toutes les têtes tournées vers elle, surtout celle des hommes qui la dévoraient du regard. Le Roi ne fit cas des personnes lui parlant, les yeux toujours rivés sur la Reine.
Il fit le peu de marche qui les séparait l’un de l’autre et s’inclina tout en lui dispensant un baisemain.
« Je vous croyais à Kaamelot auprès de Dame Séli ?
Guenièvre prit la main de son époux tout en lui répondant avec un sourire :
- Mère se porte mieux, et je voulais être à vos côtés quoiqu’il arrive. Des félicitations s’imposent d’ailleurs.
- Oh vous savez, c’est juste une bataille de plus.
La Reine s’avança et susurra à l’oreille de son mari d’un air envoutant :
- Et si vous racontiez les détails de cette victoire dans notre couche ?
L’esprit d’Arthur se fit fiévreux et il répondit en souriant :
- Si vous êtes prête, j’en serais plus que ravi.
Guenièvre souria mutinement avant de murmurer à l’oreille de son cher et tendre, tout en ayant un regard plus qu’équivoque :
- Ce soir, j’espère vénérer votre corps autant que vous vénèrerez le mien Arthur. »
Ce dernier déglutit et retourna avec sa femme au bras à la fête.
Leodagan était plus que ravi de voir sa fille et son gendre si complices. Depuis quelques temps, il sentait un changement particulier entre eux deux.
La fête se poursuivit et Arthur, toujours troublé par la Reine, commença à boire plus que de raison. Toutes les images qui lui venaient en tête devenait de plus en plus impures, à l'opposé de Guenièvre, à qui il comptait donner le plus de plaisir pour cette nuit si particulière.
Au bout d'un moment qui lui sembla interminable, la reine se leva avant de passer devant lui et de lui murmurer :
- Je vous attends dans notre chambre mon roi.
Ce dernier tiqua un instant, face à cette phrase mais le désir l’emporta et il quitta ses compères.
Il gagna sa couche le plus vite possible lorsqu'il trouva enfin Guenièvre, qui était toujours habillée de pied en cape, d'un calme et d’un charme sans égal.
Un sourire la gagna :
- Vous avez été rapide.
Arthur s’approcha avec douceur et avec un regard félin, près de celle qui l’avait attendu et aimé depuis toutes ces années.
- Non et je le regrette, répondit-il avant de s'emparer de la bouche de sa femme.
Guenièvre ne recula même pas, empreinte d'un désir retenu depuis si longtemps. La belle brune répondit à ce baiser avec ferveur et défit la cape l’enveloppant comme « un cadeau » fait à son époux.
Le roi vit son désir grandir de plus en plus. Les baisers et les caresses se firent plus intenses, leurs corps commençaient par se rapprocher plus intimement qu’il ne l’avait été en douze ans de mariage.
Arthur se retrouva comme lors de sa première fois : un peu perdu et intimidé. Guenièvre, elle, avait le regard plein de flammes qu’il n’avait jamais vues et auxquels il aurait dû prêter attention.
Sans gêne, elle enleva la chemise de son mari et se dévêtit entièrement. Le roi déglutit à nouveau et pris la main de sa femme avant de l’entrainer vers le lit Royal.
La belle brune s’y coucha tout en attirant son mari à elle, le regard plein d'envie. Arthur monta sur le lit et surplomba sa femme. Son regard se promena sur le corps parfait de Guenièvre, et il s'arrêta à la hauteur de son regard, tout en caressant sa joue, il lui dit :
- Vous êtes magnifique. Etes-vous sûre de vouloir le faire ce soir ?
Guenièvre acquiesça et écarta les jambes, s’offrant ainsi entièrement à son époux, qui ne se fit pas prier.
Le roi défit à son tour tous ses vêtements, mais avant de pénétrer Guenièvre d'une seule poussée, lui clama son amour.
La belle brune ouvrit la bouche en guise de surprise, de douleur et de nouvelles sensations.
Au fur et à mesure des attentions, caresses et poussées vigoureuses d’Arthur, la jeune femme se fit plus bruyante, entreprenante et inversa les rôles, ce qui surprit totalement son amant.
Les cheveux maintenant délassés, Guenièvre entama une chevauchée affamée, empreinte de désir et d’envie enfouie trop longtemps, qui commençait à faire perdre pied au roi.
Arthur senti qu’il allait perdre le contrôle mais il ne le voulait pas avant d’avoir contenté sa femme pleinement.
Lorsqu’il voulut reprendre les rênes des ébats, la belle brune plaqua ses mains fermement et continua de le chevaucher avec voracité.
Cela embrasa Arthur qui sentit sa semence jaillir en Guenièvre, dont le corps semblait s’arquer de plaisir.
Le roi se sentit en paix le temps de cette minute de bonheur, mais d'un coup, il fut pris d’effroi lorsqu’il entendit une autre voix :
- Je vous avais dit qu’on le ferait. On a enfin couché ensemble mon demi frère.
Arthur ouvrit les yeux pour découvrir Anna et non Guenièvre, se retirant de lui avec un sourire terrifiant. Le Roi recula, pointant Anna du doigt, perdu, en colère et empli de peur.
- Vous ! comment ?!
Anna claqua des doigts et se trouva en une seconde vêtue de pied en cap, comme s'il ne s'était rien passé et leva distraitement la main en l'air.
- Oh ça ? juste un tour de passe-passe !
- Vous m’avez trompée !! lança Arthur avec colère.
Il se rhabilla un minimum, ne quittant pas sa vile demi sœur des yeux.
- Ça n’est pas moi que vous avez trompé.
Le cœur du roi s’arrêta une seconde.
- Guenièvre ! où est ma femme ?! si vous lui avez fait du mal…
- Oh mais mon cher, ce n'est pas moi qui lui ai fait du mal, c'est vous. En me faisant un enfant qui sera responsable de votre mort dans quelques années.
- Mais vous êtes complètement braque vous !!! et de toute façon je suis stérile…
- Non ça aussi c’était faux !
Le roi n’en revint pas, il ne voulait pas y croire
- Mais Prisca…
- J’ai trafiqué sa prédiction. A votre avis, qui vous a collé Méléagant il y a treize ans et vous a poussé au suicide ? c’est moi mon demi-frère adoré !
Arthur commencé à avoir la nausée
Anna lui lança un sourire carnassier et posa sa main sur son ventre
- Grâce à vous mon royaume va s’épanouir. Maintenant si vous voulez mourir de nouveau, tente, ça ne me dérange en aucun cas.
Le roi empoigna sa dague mais fus neutralisé par un sort l’immobilisant. Sa demi-sœur s’avança vers la porte.
- Oh et Guenièvre est déjà au courant alors…
- Que…quoi ?! hurla-t-il.
- Disons qu’à l’instant même, le message lui a été délivré. Adieu Arthur Pendragon.
Arthur fut défait de son maléfice une bonne demi heure après le départ de Anna. Il alerta les gardes un peu perdus suite aux dires de leur roi.
Leodagan lui-même ne compris pas de suite là supercherie.
- Mais pourtant ma fille était bien là à la fête !
- Non ce n’était pas elle beau-père, je vous le répète !!! »
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Arthur coucha sa femme sur l’herbe humide. Guenièvre avait les extrémités bleues et semblait sans vie.
Le roi commença à lui faire un massage cardiaque, afin d'enlever l'eau qui avait emplit ses poumons. Ses gestes étaient frénétiques, démesurés.
- Je vous en prie Guenièvre, ne mourrez pas !! Je vous aime tellement. Ne m'abandonnez pas, je ne le supporterai pas !!!
Les minutes passèrent et la Reine ne revenait pas à elle. Le Roi continuait son massage, enfin essayait toujours, lorsqu’une main se posa sur son épaule :
- Sire, il faut la lâcher. La Reine s’en ait allé…
- Non !!!! hurla Arthur, ne voulait faire face à la sombre réalité.
Perceval et Bohort voulurent l’empoigner mais il sortit une dague qu’il avait gardé sur lui.
- N’approchez pas ou je vous bute !!!
La voix de Leodagan lui parvint, sombre et empreinte de douleur :
- C’est fini. Relevez-vous.
Arthur arrêta le massage cardiaque, contempla sa défunte femme et leva les yeux vers son beau-père :
- Non, ça ne peut pas arriver. Non…
Leodagan chopa son gendre par le collet et lui hurla :
- C’est fini vous entendez ?!!! Ma fille est morte !
La sidération frappa le visage du Roi qui se laissa retomber et prit sa femme dans ses bras, lui caressant le visage.
Des larmes coulèrent sur les joues autrefois rougissantes de Guenièvre. Arthur déposa un baiser sur le front de sa femme et lui dit :
- Je vous aime et vais tout faire pour vous venger. Votre mort ne sera pas vaine. Je vous en fait le serment. Merci de m’avoir aimé tel que je suis. »
Aujourd’hui et les années qui suivirent furent sombres et empreintes d’une vengeance sans égal. Anna et son fils Mordred se délectaient peu à peu de ce spectacle, attendant le moment parfait pour achever le Roi.
Le stratagème avait fonctionné.
