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La cloche stridente retentit enfin, sonnant la fin des cours. Dans la classe, les mines las des élèves s’illuminèrent soudain et un brouhaha enthousiaste s’éleva dans la salle. Des rayons de soleil orangés de fin de journée filtraient à travers les fenêtres tandis que le professeur Rick dicta, dans le vacarme général, les devoirs à faire pour la semaine prochaine. Les Mortys les plus studieux notèrent méticuleusement leur devoir dans leur agenda, tandis que d’autres avait déjà rangée leurs affaires dans leur sac, près à partir.
Morty E-66, lui, faisait partit de cette deuxième catégorie. Il avait déjà son sac sur le dos et se leva en même temps que ses autres camarades pour quitter la salle. Comme chaque fois lorsqu’il se dirigeait vers la sortie, le garçon avait les yeux rivés vers le sol, se faisant le plus petit possible en se faufilant entre les pupitres. De cette façon il espérait ne pas trop attirer l’attention. Peut-être que cette fois-ci il ne le remarquerais pas, peut-être qu’il le laisserait sortir comme tous les autres. C’était en tout cas ce pour quoi Morty priais chaque jour. Il n’était qu’à quelque mètres de la porte de sortie, quelque pas seulement-
“Pas si vite E-66"
Les épaules de Morty se crispèrent instantanément au son de la voix grave et rauque dans son dos. L’adolescent se figea et serra davantage les hanses de son sac à dos. Son pouls déjà rapide s’accéléra encore tandis qu’il se tourna lentement vers le professeur Rick.
D’un mouvement de tête, celui-ci lui fit signe de s’approcher et le garçon obéi à regret.
Alors qu’il rebroussa chemin pour se placer devant son professeur, Morty observa jalousement ses camarades de classe disparaitre dans le couloir principal les uns après les autres.
“Va fermer la porte” dit finalement le professeur Rick après un moment de silence, lorsque le dernier élève fut enfin sortit.
Un soupir résigné s’échappa du garçon et il s’exécuta. Il connaissait la routine maintenant. Poussant lentement la porte de la salle de classe pour la fermer, il regarda vainement au dehors une dernière fois dans l’espoir de croiser le regard de quelqu’un, n’importe qui. Il ne savait pas s’il faisait cela comme ultime tentative pour être sauver , ou juste parce que le fait de simplement croiser un autre regard quelconque lui donnerait du courage pour affronter ce qui l’attendait. Probablement les deux.
Morty avait à peine fini de fermer la porte que la voix rauque du professeur Rick retentit encore.
“N'oublie pas de la verrouiller.” dit-il, et l’adolescent pouvait deviner son sourire sadique rien qu’à son ton.
Avec une main tremblante, Morty tourna le verrou et avala péniblement sa salive.
“Maintenant viens par ici, j’ai deux mots à te dire” ordonna le professeur. Il s’assit à son grand bureau et sortit de la paperasse d’un tiroir. Lorsque le garçon s’approcha, il glissa l’une des feuilles devant lui.
“Tu vois ça, c’est ton relevé de notes de ce trimestre. J’attends des explications.” lança le vieil homme, en s’enfonçant dans son fauteuil et en joignant ses mains dans l’attente d’une réponse.
Morty observa honteusement la multitude de F- dans la liste de ses notes. “Je hum...” Morty déglutit puis repris “J’ai pas eu b-b-beaucoup de temps pour réviser mes cours ces dernier temps. M-Mais je promets de m’améliorer, j’ai- j’ai juste besoin de-”
“Et on peut savoir pourquoi tu n’as pas eu de temps pour réviser ?” le coupa professeur Rick.
S’il n’avait pas eu le temps de réviser c’était tout simplement parce qu’il passait pratiquement la plupart de ses fins de journée ici avec lui, et qu’il était généralement trop épuisé après ça pour travailler ses cours. Mais bien sur professeur Rick le savait parfaitement, alors Morty ne répondit rien. De toute façon, qu’il s’excuse où non cela ne changerait rien à l’issu des choses. Ça finissait toujours de la même manière.
“Tu as perdu t’as langue ?” demanda le professeur, sans vraiment attendre de réponse ; son attention se focalisait désormais sur autre chose et son regard parcourait déjà le corps du garçon.
Morty détestait ça ! ces longues minutes de silence à rester planté là la peur au ventre, les yeux rivés vers le sol à se faire reluquer des pieds à la tête.
“Approche” lança le vieil homme. Morty fit un petit pas en avant.
“Plus près, ici.” Le professeur Rick pivota avec son fauteuil et écarta les jambes face au garçon pour l’inviter à se placer entre celles-ci.
Morty se tenait à présent debout avec embarra entre les cuisses de son professeur.
“Je peux peut-être faire quelque chose pour tes notes, tu sais...mais cela va dépendre de toi...” lança professeur Rick, en touchant à quelque reprise de son genou la jambe de l’adolescent. “Qu’est-ce que tu es prêt à faire en échange de bonnes notes ?”
Toutes ces conneries faisaient partie du jeu et valait mieux suivre le mouvement.
“N’importe quoi.” dit Morty d’une voix presque inaudible.
“N’importe quoi ?” répéta professeur Rick.
L’adolescent hocha lentement la tête.
“Bien...c’est très bien.” approuva le vieil homme en mordillant sa lèvre inférieure. “Alors pose tes mains à plat sur le bureau.”
La lèvre inférieure de Morty se mis quand a elle a trembler incontrôlablement tandis qu’il pivota et se pencha, mains contre le métal froid du grand bureau. Devant lui, les pupitres vides des élèves, lui rappelant à quel point il était seul.
Professeur Rick se leva de son fauteuil et se plaça derrière le garçon. Il enroula ses longs bras autour de ses fines hanches afin d’atteindre le bouton de son pantalon d’uniforme, puis le déboutonna. Sans ménagement, il tira le bas du garçon jusqu’à ses chevilles, emportant son boxeur avec.
La soudaine sensation d’air froid sur sa peau dénudé fit frissonner Morty. Il entendit ensuite le bruit du tissu de la robe noir de son professeur, suivit de la fermeture éclair de son pantalon. Le garçon ferma les yeux. Il n’y avait rien qu’il puisse faire à part se préparer mentalement et se vider l’esprit. Ça ne marchait jamais, mais au moins il essayait.
“Écarte les jambes”
Le garçon obéi, bien qu’avec son pantalon autour des chevilles il ne pouvait pas les écarter amplement. Le tiroir à sa gauche s’ouvrit et Morty savait exactement ce qu’il contenait. Un pop retentit et la seconde d’après un liquide visqueux coula entre sa raie.
Deux longs doigts fins pressèrent son entrée et l’adolescent retenu sa respiration. Il détestait ça ! La façon dont ses doigts glissaient avec aisance à l’intérieure de lui. Il était tellement habitué maintenant...non pas lui...son corps était habitué, son corps seulement.
“Oh ouai...les Mortys sont vraiment fait pour les Ricks.” gémit le professeur en remplaçant ses doigts par son gland. Il s’enfonça d’une traite, les deux mains agrippant fermement les hanches du garçon.
Morty grogna de douleurs et se mordit la lèvre. Il avait appris à ne pas crier inutilement depuis. Ça ne servait jamais à rien à part lui donner des maux de gorge le lendemain. A cette heure-ci il n’y avait plus personne pour l’entendre de toute façon.
Ça faisait mal. Ça faisait toujours mal. Il détestait ça, il détestait ça ! Son souffle chaud puant l’alcool dans son cou, la façon dont son sac à dos remuait désagréablement à chaque coup de reins, ou encore la façon dont son pénis était douloureusement écrasé contre le rebord du bureau. Il détestait ça !
Morty tourna la tête vers la porte d’entrée comme il le faisait toujours à ce moment-là, lorsque tout le submergeait. Il fixait la porte d’un regard vide et dissocié, en priant pour que tout se termine bientôt.
Alors il attendait douloureusement. Il attendait que les coups de reins cessent enfin. Il attendait de pouvoir remettre son pantalon et d’ajuster son sac à dos. Il attendait de pouvoir enfin partir et de pouvoir laisser tout ça derrière la porte fermée.
Jusqu’à la prochaine fois...
