Work Text:
Séli, Léodagan et Arthur sont à table.
“Elle est où notre fille, elle vient pas manger ?”
“Si, si, elle arrive vous inquiétez pas.”
Guenièvre arrive, elle marche lentement en faisant attention de ne rien toucher. Quand elle s’assoit elle le fait très prudemment en essayant de cacher une grimace. Séli toujours de son œil de lynx ne perd pas une miette du cirque que fait sa fille.
“Qu’est ce qui vous arrive ?”
Guenièvre, innocemment.
“Comment cela mère ?”
“Vous avez mal quelque part ?”
Guenièvre jette un coup d'œil vers Arthur qui la regarde un sourcil levé et un sourire en coin. Il ne lui serait d'aucun secours, bien trop occupé à savourer les prémisses du chaos qui se forme sous ses yeux. Elle rougit violemment.
“Non, non tout va bien mère.”
Plus tard dans le laboratoire de Merlin
“Qu’est ce que je peux faire pour vous ma reine ?”
“Oui je … est-ce qu’il vous reste de cet onguent à la châtaigne ?”
“Mon onguent à la châtaigne ? Vous vous êtes fait mal ma reine ?”
“Euh … oui, en quelque sorte.”
“En quelque sorte ?”
“Je …” Elle se racle la gorge. “Je suis tombé ?”
Merlin paniqué.
“Vous êtes tombé ?! Montrez moi ça."
“Non mais je…”
“Montrez moi j'vous dis, selon ou vous êtes tombé et si y’a une plaie ça peut être super dangereux ! Faut que j'évalue et que je désinfecte.”
Guenièvre devient rouge comme une tomate.
“Bon très bien …”
Elle se retourne et se penche légèrement avant de remonter ses jupons pour montrer ses fesses à l’enchanteur.
“Ah.”
Il ne commente pas ni sur les traces de doigts visible sur la peau blanche ni sur les traces de suçons. Il se retourne et commence à fouiller dans son labo.
“Je vois. Oui là c’est … différent, la châtaigne ça ne va pas suffire. Attendez j'ai exactement ce qu'il vous faut. Il doit m'en rester du temps de… enfin il doit m'en rester."
Un bruit de verre et de fiole qui se brise.
"Ah merde !"
Des papiers qui volent et un livre qui tombe sur le sol puis un cri de joie.
"Voilà j'ai trouvé !"
Il revient avec un petit bocal en verre rond et plat qu'il tend à Guenièvre.
"À appliquer et faire pénétrer sur la peau, ça risque de chauffer un peu mais demain il n'y aura plus de trace ni de douleur. Et faites moi plaisir, dites lui d’y aller moins fort la prochaine fois parce que là …"
Guenièvre s'enfuit presque de chez l’enchanteur, honteuse.
Plus tard dans les couloirs du château
Guenièvre est en route vers sa chambre, où elle sait qu’Arthur l’attend, le bocal précieux rangé dans un plis de sa robe. “Ma fille !”
C’est la voix de Séli qui l'arrête. La reine de Carmélide fait les quelques pas qui les séparent avant de lui tendre un objet, un petit bocal en verre rond et plat, que Guenièvre prend machinalement.
“Tenez. Et faites moi plaisir, je sais que c’est nouveau pour vous tout ça mais dites lui d’y aller mollo la prochaine fois.”
Elle pointe du doigt le pot.
“Et je devrais peut-être pas vous dire ça, mais … c’est comestible.”
Puis, aussi vite qu’elle est apparue, elle disparaît au détour d’un couloir. Guenièvre, un peu sonné par l’échange qu’elle vient d’avoir avec sa mère, rentre dans la chambre. Arthur est allongé sur le lit, torse nu, une main derrière la tête en train de lire un parchemin.
“Ah bin c’est pas dommage, vous en avez mis un temps.”
“Oui, j’ai croisé ma mère.”
Guenièvre s’avance et lui tend l’onguent qu’elle a dans ses mains, qu’il attrape et dévisse.
“Mince, désolé pour vous. C’est presque vide.”
Il lui montre le bocal avec un fond de crème pâle et Guenièvre fait une moue avant de sortir celui qu’elle a dans sa robe.
“Tenez, j’en ai un autre.”
Au lieu de prendre le pot, il serre son poigné et la tire légèrement vers lui.
“Venez par ici.”
Il se met en tailleur et la guide pour qu’elle s’assoit face à lui, les fesses dans le creux de ses jambes de manière à ce qu’elle ne touche pas le matelas et repousse ses jupons sur ses cuisses. Ses mains voyagent sûr le dos de la jeune femme alors qu'il embrasse tendrement son visage.
"Vous avez été très courageuse ma reine, je suis fière de vous."
Elle hoche la tête et enroule ses bras autour de son cou pendant qu'il enduit ses mains avec le contenu du bocal ouvert et l'applique sur la peau de ses fesses. Elle sursaute et grimace.
"Ça va pas ?"
"Si, c'est froid c'est tout."
Il pose un baiser sur son nez puis sur ses lèvres.
"Je suis désolé, j'y suis peut être allé un peu fort mais vous étiez si… j'ai pas pu me retenir. La prochaine fois j'irai plus doucement, je vous le promet."
Elle rougit alors que des doigts agiles malaxent et caressent la peau meurtrie, le froid de la potion laissant déjà place à une sensation de chaleur.
"Surtout pas. J'ai le souvenir que c'est moi qui vous ai demandé d'aller plus fort alors ne vous excusez pas."
Elle l'embrasse jusqu'à lui faire perdre sa concentration et que ses doigts arrêtent leur caresses.
"Vous ne m'avez pas entendu me plaindre, si ?"
Il la regarde un sourire aux lèvres.
"Non c'est vrai. Je vous ai entendu me demander d'arrêter, puis me supplier de continuer. Je vous ai entendu faire pleins de petits bruits appréciatifs et puis… "
Il trace la ligne de son cou avec sa bouche, léchant et suçant avidement jusqu'à l'entendre gémir.
"Arthur… "
"Oui, voilà. Ca aussi je l'ai beaucoup entendu."
Il rit quand elle lui tape sur l'épaule.
"Hey ! Interdit de frapper le roi."
"Je suis la reine, rien ne m'est interdit."
"Et pourtant hier soir… "
Elle grogne de frustration.
"Pitié, taisez-vous."
"Obligez-moi."
Les doigts fins de Guenièvre vont se perdre dans l'épaisse chevelure d'Arthur. Ils se toisent quelques instants, le souffle court. Elle lui sourit, un murmure se perdant dans un baiser.
"Vous pouvez compter là-dessus."
