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Il était assis, seul, dans l'herbe mouillée, son parapluie à la main.
Des gouttes d'eau glissèrent le long de son visage, mais on ne saurait dire si c'était la pluie ou bien des larmes sortants abondamment de ses yeux vides d'émotions, d'un bleu aussi foncé que le fond des océans.
Il resta assis pendant de longues minutes, qui se transformèrent bientôt en heures.
Au début, il parlait avec ce qu'il y avait en face de lui, il lui parla de sa vie, des études, de ses amis. Il lui raconta comment il avait évolué mentalement et physiquement, que son gang gagnait de l'influence à chaque victoire, qu'il n'avait encore jamais perdu un seul combat.
Mais plus il continuait de parler, plus les sujets devenais plus profonds. Il lui explica ses doutes sur les actions qu'il menait, qu'il avait peur de faire de mauvais choix et que cela nuise à son entourage, car après tout, il n'était qu'un adolescent de 15 ans, et pourtant, il agissait parfois comme un adulte, mais cachait cette facette de sa personnalité à ses proches, afin de les protéger du danger.
Après son monologue incessant, il se rendit compte, comme à chaque visites, qu'une tombe ne pouvait pas parler, il trouva donc ridicule de raconter sa vie à une pierre.
Mais, comme toutes les fois où il venait voir cette tombe, il avait l'impression de ressentir une présence réconfortante qu'il ne trouvait nul part ailleurs, qui le poussait à lui livré tous ses secrets, lui raconter ses doutes, ses problèmes, lui poser des questions.
Et il aimait avoir l'impression que son frère était encore là, à l'écouter, le consoler comme quand il était enfant. Il aimait cette sensation de paix et détestait quand il devait rentrer chez lui, loin de son frère, loin de cette présence, mais il savait qu'il ne pouvait pas passer sa vie dans un cimetière, en plus, il devait encore s'occuper de sa sœur et prendre soin de son grand-père.
Il en était conscient.
C'est pour ça qu'il se dit qu'il devrait bientôt rentrer, pour ne pas tomber malade et pour ne pas inquièter sa famille et ses amis de sa longue absence.
Mais au fond de lui, il avait peur, peur de les blessés s'il revenait, peur que ses pulsions prennent une nouvelle fois le contrôle et qu'il blesse quelqu'un, comme il a déjà pû le faire dans le passé.
Il se souvenait encore de son visage, du visage d'Haruchiyo recouvert de sang, et il s'en voulait toujours. Il ne sait toujours pas se qu'il lui à pris, ce jour là, pourquoi est-ce qu'il avait défiguré le visage de son meilleur ami. Et se qu'il ne comprenait encore moins, c'était pourquoi est-ce qu'il lui avait pardonner, comment est-ce qu'il fesait pour continuer de le regarder dans les yeux avec ce masque noir qui lui permet de cacher son visage. Comment ferait-il pour rester aussi calme et indulgent envers celui qui avait gâcher sa vie, qui l'avait condamné à ce destin si tragique qui les attend tous?
Tout ceci était les questions qu'il venait poser à son défund frère, ce frère qu'il admirait tant, celui qu'il aimait appelé son héro. Il ne comprenait pas pourquoi quelqu'un d'aussi génial que son frère devait mourir si tôt sans pouvoir profiter de sa vie, il était encore trop jeune, et le garçon qui observait la tombe se mit définitivement à pleurer en repensant à tous les bons moments qu'ils avaient partagé.
Lui qui n'était pas sentimentale se mit à pleurer à chaude larmes, lui qui pourtant devait abordé une allure de leader, lui qui ne devait montrer aucun point faible, pleurait comme un enfant. Car c'était toujours un enfant, mais sur qui on avait placé trop de responsabilités, trop d'attente sur ses épaules.
Avant de partir, il se perdit de nouveau dans ses pensées, et, malgré lui, il se remémora cette fameuse année, ce jour fatidique, cette nuit maudite, qui avait enlever la vie de son frère et gâcher celle de 2 de ces amis les plus chèrs. Il s'en souvenait comme si c'était hier. L'année de ses treize ans, l'année de Sa Mort.
