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Français
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Published:
2024-01-10
Words:
6,011
Chapters:
1/1
Kudos:
4
Hits:
174

The end of the line

Summary:

Steve Rogers et Bucky Barnes se sont enfin retrouvés après la bataille contre Thanos. Malgré sa fatigue, Captain America a encore une mission à remplir avant de pouvoir enfin profiter de sa relation avec celui à qui son cœur a toujours appartenu.

Notes:

(See the end of the work for notes.)

Work Text:

The end of the line

 

L’eau brûlante cascadait le long de son corps meurtri, le débarrassant du sang et de la terre qui s’étaient incrustés sous son uniforme. Il ferma les paupières et leva son visage en direction du jet, essayant de faire disparaître de son esprit les images des dernières heures. Il baissa la tête alors que des larmes s’échappaient une nouvelle fois de ses yeux. Il ne bougea pas en entendant la porte de la cabine s’ouvrir derrière lui. Un frisson le traversa lorsque deux mains se posèrent sur ses épaules, l’une de chair, l’autre de métal. Elles descendirent le long de ses bras, puis glissèrent sur son ventre alors qu’un torse chaud se soudait à son dos. Il sentit des lèvres déposer un léger baiser dans sa nuque et des cheveux lui chatouiller la peau.

— Bucky ?

— Je suis là, répondit simplement le nouveau venu.

Steve se détendit dans l’étreinte de celui à qui appartenait son cœur depuis si longtemps. Il se permit enfin de lâcher prise, laissant son chagrin le submerger. Lorsque ses jambes cédèrent et qu’il tomba à genoux, Bucky ne le lâcha pas, l’accompagnant jusqu’au sol, le serrant toujours contre lui tellement fort que c’en était presque douloureux.

— Je ne te quitterai plus, Steve.

Ses lèvres se posèrent sur l’épaule du blond, puis remontèrent doucement jusqu’à son visage. Pour la première fois depuis l’arrivée de son compagnon dans la douche, Steve ouvrit les yeux et plongea son regard dans celui, si familier, de l’autre homme. Malgré le sérum et tout ce qui lui était arrivé par la suite, il avait l’impression d’être revenu bien loin en arrière, avant la guerre, son long sommeil et les Avengers. Comme s’il était à nouveau ce petit mec chétif qui n’hésitait pas à chercher la bagarre tout en rêvant de passer la nuit dans les bras de son meilleur ami, ce qui n’était absolument pas concevable quand ils étaient plus jeunes. Bucky était presque son frère et Steve n’aurait jamais pu imaginer que les sentiments qui l’animaient déjà à l’époque étaient réciproques. Ils avaient tous deux compris que leur amour n’était pas fraternel bien trop tard. Ils avaient pu échanger un baiser, un seul, avant d’être appelés par leur devoir. Et le lendemain, le Sergent James Buchanan Barnes disparaissait, laissant son compagnon sous le choc, le cœur meurtri. Bien des décennies plus tard, lorsque Bucky était revenu sous les traits du Soldat de l’Hiver, puis avait retrouvé la mémoire, les évènements s’étaient enchaînés si vite qu’ils n’avaient jamais eu le temps de parler. Après le claquement de doigts de Thanos, Steve avait souvent regretté de ne pas être allé au Wakanda rejoindre son amour pour profiter d’un moment de paix et de bonheur. Il ne l’avait pas fait, car il était conscient que l’autre homme avait eu besoin de temps pour se remettre de ce qu’il avait subi aux mains de Hydra. Ensuite, c’était trop tard. Pendant cinq ans, il avait ressassé cette occasion manquée, incapable de tourner la page. Mais maintenant, Bucky était là, grâce à Banner qui avait ramené les disparus. Et Steve était bien décidé à ne plus le laisser s’éloigner de lui.

— Reviens vers moi.

Il cligna des paupières, un peu surpris. Bucky le regardait d’un air inquiet, une main posée sur sa joue.

— J’ignore où tu étais, mais c’était bien loin d’ici.

— Au contraire, sourit le blond.

Son compagnon semblait perplexe. Il ne prit pas le temps de lui expliquer et se contenta de se pencher vers lui afin de s’emparer de ses lèvres. Il frissonna de désir alors que Bucky lui rendait son baiser, ouvrant la bouche pour que leurs langues se retrouvent. Leurs mains se mirent en mouvement, caressant leurs peaux fébriles. Steve voulait plus, il en avait désespérément besoin. Pourtant, il s’écarta soudainement, le cœur battant à tout rompre et le souffle un peu court.

— Steve ? Gémit Bucky, l’air perdu.

Le blond sourit pour le rassurer.

— Et si nous allions dans la chambre ? Proposa-t-il, la voix un peu rauque.

Son compagnon sembla soulagé et s’affaira à couper l’eau. Puis il alla attraper un drap de bain et l’enroula autour du corps de Steve.

— Je peux me sécher seul.

— Je sais, répondit simplement Bucky avant de commencer à l’essuyer.

Steve serra les lèvres lorsque les mains de son ami firent glisser le tissu éponge sur son corps, attisant son désir. Le brun commença par son dos, s’attarda sur sa chute de reins avant de descendre le long de ses jambes. Puis, il passa devant, la serviette caressant son torse, son ventre et ses hanches. Un peu gêné par son envie plus que flagrante, le blond posa ses mains sur son membre tendu. Bucky leva soudainement les yeux, les joues un peu rouges. Steve l’attira dans ses bras pour l’embrasser, se retrouvant à nouveau mouillé lorsque le corps de son compagnon se souda au sien, lui prouvant que son excitation était réciproque. Puis, il prit la main de l’autre homme et l’entraîna dans la chambre attenante. Après la destruction de leur QG, Ross avait réquisitionné l’intégralité d’un hôtel de Washington pour que les Avengers et leurs alliés puissent se reposer et se remettre de la bataille. Les deux hommes se trouvaient donc dans la suite nuptiale, au dernier étage, à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes.

 

Une fois dans l’autre pièce, Steve enlaça Bucky pour l’embrasser avec passion, puis ils basculèrent ensemble sur l’immense lit, leurs corps imbriqués et leurs jambes entremêlées. Submergé par les sensations, le blond se redressa le temps de reprendre ses esprits. Alors qu’il plongeait son regard dans celui de son compagnon, il put y voir de l’incertitude.

— Bucky ?

— Tout va bien, Steve.

— Ne me mens pas. Pas maintenant. Je te connais depuis trop longtemps ; je sais que tu me caches quelque chose.

— Désolé, je…

Il s’interrompit en soupirant.

— Tu vas me trouver idiot.

— Jamais.

Bucky secoua la tête, ses cheveux mouillés envoyant des gouttes sur les bras et le torse de l’autre homme.

— Parle-moi. S’il te plaît.

Le brun prit une profonde inspiration.

— Je n’ai pas toujours été honnête avec toi à l’époque.

— À quel sujet ?

Une jolie rougeur naquit sur les joues de Bucky, s’étendant jusqu’à ses oreilles et son cou.

— Ces filles avec qui je suis sorti. Je t’ai raconté que j’avais passé la nuit avec certaines, mais c’était faux.

— Vraiment ? s’étonna Steve.

Son amant hocha la tête, l’air embarrassé.

— Tu veux dire que… tu n’as jamais…

— Non, confirma Bucky en détournant les yeux. Je me disais que c’était par respect pour elles, mais je ne faisais que me mentir. La vérité, c’était qu’il n’y avait qu’une seule personne que je voulais avoir dans mon lit, ce qui était tout bonnement impossible. Jusqu’à maintenant.

Steve resta figé, un peu sous le choc. Bien sûr, il savait que Bucky l’aimait puisqu’ils en avaient parlé juste avant sa disparition, mais il ignorait ce que l’autre homme venait de lui avouer.

— Pourquoi tu ne m’as rien dit avant ? Quand on était là-bas ?

— Parce que nous ne pouvions pas être ensemble, malgré nos sentiments. Même si nous avions pu nous en sortir, nous n’avions aucun avenir à part en tant qu’amis. Tu aurais épousé Peggy Carter et moi, j’aurais fini par trouver une gentille fille à qui j’aurais fait deux ou trois gamins tout en continuant à rêver de toi.

— Bucky.

Steve avait le cœur serré par cette révélation, mais une part de lui était euphorique à l’idée qu’il allait être le premier à connaître l’autre homme aussi intimement. Et réciproquement.

— Tu n’es pas le seul à t’être réservé pour la bonne personne.

Bucky lui adressa un regard surpris et fronça les sourcils, visiblement perplexe.

— Je sais ce que tu te dis, mais non, il ne s’est jamais rien passé avec Peggy, ni avec Sharon. Malgré mon attirance pour elles, la seule personne à avoir jamais vraiment compté pour moi, c’est toi.

Il ponctua sa phrase par un baiser langoureux qui réveilla leurs envies respectives. Leurs corps se mirent à onduler l’un contre l’autre, massant leurs virilités entre leurs ventres. Des gémissements leur échappèrent tandis que leurs bouches se dévoraient, insatiables. Steve sentait le plaisir enfler en lui rapidement, trop à son goût, mais il était incapable de s’arrêter. Et Bucky semblait dans le même état d’esprit, ses mains posées sur les fesses de son amant afin qu’il ne puisse pas s’éloigner. Le frottement sur sa peau sensible était presque douloureux, mais Steve s’en foutait. Il parvint tout de même à se redresser légèrement afin de glisser une main entre eux, enroulant ses doigts sur leurs membres tendus et humides. Bucky se cambra lorsque son amant passa son pouce sur leurs extrémités avant de commencer à aller et venir rapidement. L’esprit de Steve se vida presque complètement. À cet instant précis, plus rien n’existait que le corps de Bucky sous le sien, leurs excitations palpitantes entre ses phalanges et ces vagues de plaisir de plus en plus violentes qui enflammaient ses sens. Steve était au bord du précipice et s’y jeta avec délectation lorsque son compagnon se tendit soudainement sous lui. Leurs semences se mêlèrent sur leurs ventres alors que de violents frissons les traversaient tous deux. Jamais loin l’une de l’autre, leurs bouches se retrouvèrent, prolongeant encore un peu leur extase.

Steve finit par s’effondrer sur Bucky, émotionnellement et physiquement épuisé.

— Je t’aime, souffla son amant à son oreille tout en lui caressant le dos.

Les mots s’étranglèrent dans la gorge du blond. Il voulait les dire, mais quelque chose l’en empêchait encore.

— Je suis désolé, murmura-t-il en se dégageant.

Il roula sur le dos et posa un bras en travers de ses yeux tandis que les larmes revenaient le submerger.

— Eh, tout va bien !

Bucky lui caressa doucement le torse, le cou puis le visage avant de l’enlacer.

— Je sais, Steve.

— Je suis désolé, répéta son amant.

Il éclata en sanglots, le visage enfoui contre l’épaule de son compagnon, incapable de se calmer. Il parvenait enfin à évacuer toute sa frustration, sa colère, sa tristesse, tous ces sentiments négatifs qui avaient tourmenté son cœur depuis si longtemps. Il pleura durant ce qui lui sembla être une éternité, puis soulagé, il s’endormit blotti contre le corps chaud de Bucky.

 

***

 

Bucky ne parvenait pas à trouver le sommeil. Il caressait tendrement les cheveux de celui qu’il aimait depuis toujours et qui avait enfin réussi à se calmer. Il était heureux d’être là, d’avoir retrouvé son âme-sœur et de vivre à une époque où la plupart des gens trouvaient normal de voir deux hommes en couple. Lorsqu’ils étaient gamins, là-bas à Brooklyn, il n’aurait jamais pu imaginer que leurs vies allaient prendre un tel tournant. Ils avaient tellement de retard à rattraper ! Pourtant, tout n’était pas fini. Bucky savait que Steve allait devoir retourner dans le passé pour ramener les pierres d’infinité à leurs places. Il avait entendu Banner et Lang en parler juste après la bataille. Même si le nom de son compagnon n’avait pas été évoqué, il était conscient que Captain America était le seul à même d’accomplir cette tâche. Et il était effrayé à l’idée que Steve ne revienne pas de cette ultime mission.

Malgré le bonheur que lui procurait la présence de son amant contre lui, il finit par se lever en prenant soin de ne pas le réveiller. Il alla à la salle de bains récupérer l’un des peignoirs moelleux et se rendit sur le balcon. Là, il s’accouda à la rambarde, laissant son regard errer sur les lumières de la ville. Au loin, il pouvait apercevoir le Washington Monument et le Capitole. Il se prit à s’imaginer en train de les visiter, main dans la main avec Steve, comme n’importe quel couple de touristes. Quand il était au Wakanda, il passait de longues heures plongé dans de telles rêveries. Souvent, il espérait que son ami finirait par le rejoindre, même s’il en doutait. Et lui-même avait besoin de se retrouver avant de pouvoir enfin être serein. Il avait récupéré ses souvenirs d’avant Hydra, mais n’avait pas oublié toutes les atrocités qu’il avait commises quand il était le Soldat de l’Hiver. Il jeta un bref regard à son nouveau bras cybernétique, conçu par Shuri et les ingénieurs Wakandais. Il n’avait pas vraiment eu beaucoup de temps pour s’y habituer, la guerre leur étant tombé dessus alors qu’il venait juste de sortir de sa retraite. Il revoyait le visage de Steve lorsqu’ils s’étaient retrouvés. Bucky aurait tout donné pour pouvoir être seul avec son compagnon, pouvoir enfin l’embrasser avec fougue et envoyer paître tout le reste. Le destin en avait décidé autrement.

Il se tourna vers l’intérieur de la chambre et vint appuyer son épaule au montant de la porte-fenêtre. Son regard erra sur le corps nu de son amant, toujours profondément endormi. Le visage de Steve était tourné vers lui et la luminosité extérieure était suffisante pour qu’il puisse remarquer de nouvelles cicatrices et de fines rides qui s’étaient formées autour de ses yeux durant ces cinq ans. Bucky avait encore du mal à se dire qu’il avait disparu aussi longtemps. Pour lui, il ne s’était écoulé que quelques minutes entre la bataille du Wakanda et le moment où il s’était retrouvé dans la clairière en compagnie d’une partie seulement des autres combattants. T’Challa, Wanda et Sam étaient tout aussi perdus que lui, aucun d’eux ne comprenant ce qui s’était passé. Et puis un cercle de lumière jaune était apparu devant eux et un inconnu leur avait expliqué succinctement qu’on avait encore besoin d’eux pour se battre contre Thanos. Au terme du combat, ils s’étaient tous retrouvés devant le corps inanimé de Tony Stark et lui avaient rendu un dernier hommage en s’agenouillant. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il avait vu Steve à quelques mètres de lui, l’air complètement anéanti. Alors que tous se relevaient, ne sachant que faire, il s’était approché de son ami qui lui avait adressé un regard empli de larmes. Sans un mot, Bucky avait enlacé Steve, le serrant contre lui tandis qu’il écoutait Rhodes expliquer aux autres ce qui s’était passé lors du claquement de doigts du Titan fou.

Ces cinq années n’avaient jamais existé pour Bucky, mais il savait qu’elles avaient été difficiles pour son compagnon, même s’ils n’en avaient pas parlé. Il se doutait que Steve s’était senti impuissant devant sa disparition et celle de la moitié de la création. Il connaissait ce genre de sentiment depuis qu’il avait retrouvé la mémoire et compris qu’il avait été l’un des pires meurtriers utilisés par Hydra. Il aurait tout donné pour faire revenir les gens qu’il avait tués, les parents de Tony Stark en premier. La culpabilité était là, bien ancrée au plus profond de lui et elle y resterait jusqu’à sa mort. Pourtant, il était bien décidé à ne pas la laisser le diriger, surtout maintenant qu’il avait Steve à ses côtés.

Bucky sursauta lorsque son compagnon bougea dans le lit, le tirant de ses pensées sombres. Il reporta son attention sur l’autre homme et sentit son cœur se serrer en voyant les larmes qui roulaient sur ses joues alors qu’il dormait encore. S’approchant du lit, le brun essuya tendrement les pleurs du blond puis déposa un léger baiser sur ses lèvres. Steve ouvrit alors les yeux brusquement, l’air affolé.

— Eh, tout va bien. C’est moi, sourit Bucky en reposant sa main sur sa joue.

— Tu es là. Je n’ai pas rêvé.

— Non. Et je te promets de ne plus te quitter.

Tout en parlant, il remonta sur le lit et s’installa derrière Steve, l’enlaçant. Leurs mains se retrouvèrent sur le ventre du blond qui soupira profondément.

— Rendors-toi, souffla son amant à son oreille.

Il écouta la respiration de son compagnon s’apaiser, ce qui finit par le bercer et il plongea à son tour dans un profond sommeil.

 

***

 

Steve termina de nouer sa cravate noire, n’osant pas croiser son propre regard dans le miroir. Ancrée tout au fond de lui, une pointe de culpabilité l’empêchait d’être serein. Il était conscient qu’il n’aurait jamais été assez fort pour utiliser les gemmes, pourtant il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir pour la mort de Tony. La jeune Morgan Stark grandirait sans son père qui avait sauvé l’humanité en le payant de sa vie. Steve serra les paupières pour retenir ses larmes. Il n’avait jamais autant pleuré depuis qu’il était gamin. Il savait que c’était dû à la fatigue qui s’était abattue sur lui depuis la fin du combat. Pour la première fois depuis une éternité, il n’avait plus de mission, plus de cause à défendre. Même pendant ces cinq années maudites, quelque chose en lui le poussait à se lever chaque matin. Maintenant, il n’avait plus rien. À part l’homme qui venait de l’enlacer et de déposer un baiser dans son cou.

— Tu es prêt ? Demanda Bucky en détaillant son reflet.

— Oui.

Steve se retourna entre ses bras et remit en place une mèche brune qui était tombée sur le visage de son compagnon. Puis, il l’embrassa tendrement et ils se mirent en route vers le chalet.

 

Tout le monde était là, dans cette ambiance emplie de tristesse. Alors que Happy Hogan s’occupait de la petite Morgan, Pepper rejoignit Steve et Bucky qui s’étaient un peu éloignés des autres. Sur la rive du lac, ils se tenaient côte à côte, se touchant presque, leurs regards fixés sur l’eau calme. Ils se tournèrent dans un même mouvement vers la jeune femme qui s’était approchée d’eux. Ses yeux étaient rougis et elle paraissait épuisée, mais elle leur adressa un sourire.

— Tony a laissé ceci pour vous deux, souffla-t-elle en leur tendant une épaisse enveloppe en papier kraft.

Ils échangèrent un regard surpris, puis Steve prit le courrier.

— Vous savez ce que c’est ?

— Je m’en doute, mais je n’en suis pas certaine, répondit Pepper. Je l’ai trouvée dans un coffre fort qui s’est ouvert tout seul ce matin. Il en contenait cinq autres que j’ai déjà distribuées. Celle-ci est la dernière.

Le blond décacheta le pli et en tira une liasse de papiers. Il s’agissait d’un titre de propriété. Lorsqu’il lut l’adresse du bien concerné, ses yeux s’écarquillèrent.

— C’est… Bucky, c’est l’immeuble où je vivais gamin !

Son compagnon hocha la tête, tout aussi étonné. Pepper eut un petit rire.

— Je ne me trompais donc pas.

Steve se tourna vers elle, perplexe.

— Tony l’a acheté peu après votre première rencontre.

— Vraiment ?

— Malgré vos différends, il savait que vous finiriez par avoir envie de prendre votre retraite. Et que vous apprécieriez sûrement de retrouver le quartier de votre enfance.

— Je ne peux pas accepter !

— Bien sûr que si, répondit Pepper. Tony voulait que vous l’ayez. Et les papiers sont déjà à votre nom.

Steve baissa à nouveau les yeux sur les documents. Lorsqu’il tourna les multiples pages, il se rendit compte que son ami leur avait légué, à Bucky et lui, une somme conséquente qui leur permettrait de vivre de longues années sans dépendre de personne.

— Je ne comprends pas, souffla le brun. Je ne mérite pas cet argent. En plus, j’avais disparu, pourquoi m’a-t-il fait don d’autant ?

Pepper haussa les épaules.

— Il faut croire que quelque part au fond de lui, il avait l’espoir de vous ramener un jour. Il me disait souvent qu’il était triste pour vous, Steve, que vous ayez perdu l’amour de votre vie, termina-t-elle en désignant Bucky.

— Il savait ? Demanda l’intéressé, soudainement tendu.

— Il l’a compris après votre combat en Sibérie. Même si, sur le moment, il n’était pas prêt à vous pardonner pour la mort de ses parents, il a fini par admettre que vous n’étiez pas en faute. Et que vous, Steve, n’aviez fait que défendre l’homme que vous aimiez.

Les deux amants étaient sous le choc. Pepper posa une main sur le bras du blond.

— Je sais que tout n’a pas été rose entre Tony et vous, mais je vous assure qu’il vous appréciait bien plus que vous ne le pensez. Il tenait à votre amitié et a beaucoup souffert de votre éloignement, dont il se sentait en partie responsable, même s’il ne le disait pas.

Steve sentit une nouvelle fois ses larmes monter. Il enlaça Pepper un long moment tandis que Bucky lui caressait tendrement le dos.

— Merci, souffla le blond en se redressant.

La jeune femme leur sourit, puis alla rejoindre sa fille. Les deux hommes la suivirent du regard, le bras du brun entourant la taille de son compagnon qui finit par se tourner vers lui.

— Bucky, il faut que je te dise quelque chose.

— Tu vas partir.

Steve fronça les sourcils.

— Comment est-ce que tu le sais ?

— J’ai entendu Banner et Lang en parler. Tu dois ramener les pierres à leurs époques respectives pour ne pas perturber la ligne du temps, si j’ai bien compris.

— Oui.

Bucky se dégagea de son étreinte et recula d’un pas.

— Est-ce que tu vas revenir ? Demanda-t-il en croisant les bras.

— Bien sûr ! Pourquoi est-ce que tu me poses cette question ?

— Tu m’as dit que tu avais vu Peggy en 1970.

— Et ?

— Tu aurais pu décider de la rejoindre, de vivre enfin cette vie que tu aurais eue si…

Steve l’empêcha de continuer en se jetant sur lui pour l’embrasser avec fougue.

— La seule vie que je veux, c’est avec toi. Que ça soit à Brooklyn ou ailleurs, tu es la seule personne avec qui j’ai envie de vieillir. Je t’aime, Bucky Barnes, ajouta-t-il en lui caressant la joue avant de capturer ses lèvres à nouveau, bien décidé à lui prouver qu’il était sincère.

 

***

 

Bucky se tenait près de la plateforme qui avait été construite pour permettre à Steve de retourner dans le passé afin de remettre les Pierres d’Infinité à leurs places légitimes. Même si son compagnon lui avait promis de revenir, il ne pouvait s’empêcher de douter. Leur nuit d’amour n’avait pas suffi à le rassurer, même si elle lui avait permis, pour quelques heures, d’oublier ce qui risquait de se produire. Ne voulant pas perturber Steve alors qu’il devait mener la plus cruciale des missions, Bucky fit de son mieux pour dissimuler son trouble. Une fois prêt, son amant alla saluer Sam qui lui proposa de l’accompagner. Après lui avoir confirmé qu’il devait partir seul, Steve s’approcha de Bucky et le serra longuement dans ses bras.

— Sois prudent.

— Je le serai, promis. Tu ne t’apercevras même pas de mon absence.

Bucky serra les poings, retenant à grand peine ses larmes. Steve le relâcha et plongea son regard azur dans le sien avant de l’embrasser avec tendresse.

— Je pourrais venir, suggéra-t-il lui aussi.

Ils avaient déjà eu cette discussion la nuit précédente et il savait que Steve refuserait, mais il fut surpris par le voile de tristesse qui avait obscurci les prunelles claires de son amant durant une fraction de seconde.

— C’est quelque chose que je dois faire seul.

— Je sais.

Steve le dévisagea quelques instants avant de se détourner et de rejoindre Banner qui lui tendit plusieurs objets. Avant de quitter les lieux, Strange avait utilisé la Pierre du Temps et ses pouvoirs pour rendre aux gemmes leurs états originaux. Ainsi, Steve se mit en place avec dans une main le sceptre de Loki ainsi qu’une mallette contenant l’Éther sous forme liquide, le Tesseract, l’orbe trouvée sur Morag, la Pierre de l’Âme et celle du Temps. Dans l’autre main, il conservait Mjolnir qu’il devait ramener sur Asgard là où Thor l’avait « emprunté ». Il adressa un dernier sourire à Bucky, puis ferma son casque alors que Banner lançait le compte à rebours :

— Cinq, quatre, trois, deux, un…

Steve disparut. Bucky ferma les yeux, le cœur battant à tout rompre, répétant les mêmes mots en boucle dans son esprit : reviens Steve, reviens.

— Retour dans cinq, quatre, trois, deux, un…

Un son caractéristique se fit entendre. Bucky rouvrit les paupières et sentit tout le poids qui pesait sur ses épaules s’alléger instantanément. Cependant, quand il plongea dans le regard de son compagnon, il comprit que quelque chose n’allait pas.

— Steve ?

Le super-soldat descendit de la plateforme, s’approchant de Banner qui le fixait d’un air abattu.

— Je suis désolé, Bruce. Je n’ai pas réussi à la ramener.

— Merci d’avoir essayé, souffla simplement le scientifique avant de se détourner.

— Steve ? L’interpella à nouveau Bucky, juste derrière lui.

Son amant fit volte-face et plongea dans ses bras, enfouissant son visage dans son cou. Bucky le serra le plus fort qu’il le pouvait.

— Rentrons à l’hôtel, suggéra-t-il.

Steve hocha la tête, puis s’écarta et se tourna vers Sam qui attendait à quelques pas de là.

— Je… j’ai besoin de temps pour faire le point, mais si tu as besoin de moi, tu sais comment me joindre.

— J’ai l’intention de prendre un peu de vacances moi aussi. Je vais aller rendre visite à ma famille en Louisiane. Prenez bien soin l’un de l’autre, ajouta Falcon en adressant un sourire à Bucky.

Après avoir salué Banner, ils quittèrent les abords du lac et rejoignirent l’hôtel à Washington. Durant tout le trajet, Steve resta silencieux et Bucky sut qu’il s’en voulait de ne pas avoir réussi à ramener Natasha Romanov. Ils en avaient parlé le matin même. Steve avait espéré pouvoir échanger la Pierre de l’Âme contre leur amie et même s’il ignorait si une telle chose était possible, avoir échoué semblait l’avoir anéanti.

 

Une fois à l’hôtel, Steve s’enferma dans la salle de bains, en verrouillant la porte pour la première fois depuis qu’ils occupaient cette chambre. D’abord surpris, puis un peu vexé, Bucky finit par comprendre qu’il allait falloir du temps à son compagnon pour se remettre de cette nouvelle épreuve. Il espérait juste que Steve n’allait pas tout garder pour lui, qu’il aurait suffisamment confiance en lui pour lui raconter ce qui s’était passé.

Installé dans l’un des fauteuils, regardant la télévision sans la voir, Bucky écoutait les bruit provenant de l’autre pièce. L’eau finit par arrêter de couler, puis, quelques minutes plus tard, Steve le rejoignit. Il portait un pantalon de survêtement noir et un tee-shirt blanc uni qui faisait ressortir la puissance de sa musculature.

— Je vais aller courir un peu.

Bucky n’eut pas le temps de réagir que son compagnon avait déjà enfilé ses baskets et quitté la chambre. Même s’il comprenait le besoin de solitude de l’autre homme, cette distance entre eux le fit souffrir. Bucky bondit de son siège et se mit à arpenter la pièce, ses poings se serrant de frustration. Sans qu’il puisse le maîtriser, un voile rouge tomba tout à coup devant ses yeux alors qu’une colère froide s’emparait de lui. Un autre que lui aurait mis à sac la chambre, brisé tout ce qui l’entourait, mais quelque chose le freina. Une part de son subconscient le poussa à respirer plus lentement, à essayer de retrouver son calme. Il tomba à genoux, les mains au sol, le visage dissimulé par le rideau de ses longs cheveux, tout le corps tendu à l’excès.

— Steve ! J’ai besoin de toi ! Grogna-t-il entre ses dents serrées.

Il savait que cela pouvait arriver. Les Wakandais l’avaient prévenu que son état émotionnel était encore instable et qu’il lui aurait fallu plus de temps pour guérir complètement. Mais l’arrivée de Thanos avait écourté sa convalescence. À présent, il était submergé par des sentiments négatifs si intenses qu’il craignait de perdre la raison. Les yeux clos, il se força à penser à ce qui le rendait heureux. Steve. Il n’avait rien d’autre que Steve. Son meilleur ami, son compagnon d’armes, son amant, le seul à qui il avait jamais offert son cœur et son corps. Il était sa raison de vivre, sa raison de se battre pour devenir quelqu’un de bien après avoir fait tant de mal.

Alors qu’il luttait contre les tumultes de son esprit, il sentit soudainement des bras puissants entourer ses épaules et un souffle contre sa joue.

— Je suis là, Bucky. Reste avec moi.

 

***

 

En sortant de l’hôtel, Steve se mit à courir au hasard des rues, mais très vite, il sentit que ce n’était pas ce dont il avait besoin. Il pensait que l’effort physique l’empêcherait de réfléchir, de songer à ce qui était advenu sur Vormir. Cependant, c’était tout le contraire. Ses muscles agissaient d’instinct, ce qui laissait libre cours à son esprit pour divaguer. La douleur dans son cœur s’accentua, doublée d’un intense sentiment de culpabilité. Il se rendit alors compte qu’il avait encore une fois été égoïste en s’éloignant de la seule personne prête à lui apporter son soutient, quoi qu’il advienne.

Il fit demi-tour et rentra en accélérant le rythme de ses foulées, pris d’un mauvais pressentiment soudain. Quand il entra dans la chambre et qu’il trouva Bucky à genoux, le corps si tendu qu’il devait être douloureux, Steve s’en voulut encore plus. Il rejoignit son amant, l’enlaçant de son mieux, espérant le faire revenir à ses côtés.

— Je suis là, Bucky. Reste avec moi.

Le souffle de l’ancien Soldat de l’Hiver était court, son torse se soulevant avec peine. Steve se pencha pour poser une main sur le cœur de l’autre homme.

— Respire. Doucement.

Peu à peu, Bucky sembla retrouver son calme. Ses muscles se détendirent et Steve le serra plus fort contre lui.

— Je suis désolé d’être parti, je ne voulais pas…

— Steve… ne… ne me laisse pas… je n’ai… toi, que toi, bredouilla son compagnon d’une voix rauque.

— Jamais. Je serai là jusqu’au bout.

Il fallut quelques minutes de plus pour que Bucky s’apaise enfin totalement. Ils restèrent enlacés, assis sur la moquette beige du salon de leur suite.

— Pardon, souffla le brun, le visage enfoui dans le cou de son amant. Je ne voulais pas… je ne suis pas… guéri.

— C’est de ma faute, soupira Steve. J’aurais dû… être honnête avec toi.

Bucky se redressa et lui jeta un regard surpris. Des larmes séchées striaient ses joues, serrant encore un peu plus le cœur de son compagnon.

— De quoi parles-tu ?

— De ce qui s’est passé… sur Vormir.

Devant l’air perdu de l’autre homme, Steve soupira profondément, puis se releva.

— Allons nous installer plus confortablement.

Ils s’allongèrent sur leur lit, Steve sur le dos, Bucky blotti contre lui, la tête sur son torse.

— Je n’ai eu aucun mal à ramener les premières pierres à leurs places initiales puisque j’avais les heures et les endroits précis où elles avaient été subtilisées. J’ai également rapporté Mjolnir sur Asgard sans difficulté. Il ne me restait plus que la Pierre de l’Âme. Comme tu dois t’en douter, j’espérais pouvoir l’échanger contre Natasha. Lorsque je suis arrivé là-bas, je suis tombé sur… une vieille connaissance.

Bucky se redressa, l’air surpris, afin de pouvoir le regarder en face.

— Schmidt.

— Crâne Rouge ?

— Lui-même ! Une fois le premier choc passé, il m’a expliqué que le Tesseract l’avait envoyé là-bas pour le punir d’avoir tenté d’utiliser le pouvoir des Pierres d’Infinité. Il est le gardien de la Pierre de l’Âme alors je lui ai expliqué que je la ramenais et que je voulais l’échanger contre la vie de Natasha.

— Je devine que c’était impossible, souffla Bucky en s’asseyant en tailleur.

Il prit la main de Steve dans la sienne et entrelaça leurs doigts. Les yeux fixés sur ce lien physique entre eux, le blond reprit son récit, même s’il devenait de plus en plus difficile.

— Me débarrasser de la pierre n’était pas un sacrifice, juste mon devoir. Je n’offrais donc rien en échange de sa vie. J’étais de toute façon venu seul, je n’avais donc rien à perdre.

— C’est pour ça que tu n’as pas voulu que je t’accompagne.

— Oui, avoua Steve. Je t’aime plus que tout, mais je craignais que mon sens du devoir me pousse à… au pire.

— Tu as tout de même rendu la pierre, reprit Bucky sans insister sur ce point qui devait être douloureux pour lui aussi.

— Je l’ai fait. Et Schmidt m’a alors proposé une alternative.

 

— Il existe tout de même un sacrifice que vous pouvez faire. Une âme contre une âme.

— La seule personne que je pourrais offrir n’est pas ici.

— Vous avez protégé James Barnes en refusant qu’il vous accompagne, car vous craigniez de céder.

— Comment… qui…

— Mon rôle de gardien me permet de lire dans les cœurs de ceux qui s’aventurent ici.

— Vous savez donc qu’il est en sécurité sur Terre, à mon époque. Même si je le souhaitais, je ne pourrais le sacrifier pour récupérer Natasha.

— Pas sa vie, mais son amour oui.

— De quoi parlez-vous ?

— De votre passé, votre présent et votre avenir. De vos sentiments et des siens. Vous pouvez choisir d’offrir en sacrifice le lien qui vous unit, lui et vous. Cet amour si puissant qu’il transcende l’Univers.

Steve tituba, reculant de quelques pas alors qu’une poigne de fer enserrait son cœur. L’idée même était terrifiante. Pourtant, une fraction de seconde, il l’envisagea. Serait-il capable de vivre sans Bucky ? Encore ? Il l’avait déjà perdu deux fois et il avait continué, mais à quel prix ? Deux voix se disputaient dans sa tête. Celle de la raison, de Captain America, du Super-Soldat qui faisait toujours passer son devoir avant tout le reste. Et celle de son cœur, de Steve Rogers, le gamin chétif qui rêvait d’un monde où il pourrait épouser son meilleur ami, qui avait perdu une part de lui-même dans ce train, puis lors du claquement de doigts de Thanos. La voix de la raison le poussait à accepter, à faire passer le bonheur des autres avant le sien, comme il l’avait toujours fait. Mais celle du cœur, plus forte, lui hurlait d’être égoïste, qu’il avait déjà assez perdu et qu’il était injuste qu’il soit encore celui qui reste seul à la fin.

Il tomba à genoux sur le sol glacé, les poings serrés sur ses cuisses.

— Vous avez fait votre choix, lança la voix grave de Schmidt.

 

Un lourd silence tomba dans la pièce lorsque Steve termina sa confession. Il sentait les larmes qui inondaient ses joues, mais ne les essuya pas. Il ne parvint pas non plus à lever les yeux vers Bucky, trop effrayé de ce qu’il pourrait y lire. La honte et la culpabilité se bataillaient en lui depuis qu’il avait quitté Vormir après cette décision déchirante.

 

***

 

Bucky était bouleversé par l’aveu de son compagnon. Il se doutait que quelque chose d’aussi terrible avait dû arriver lors de son voyage pour ramener les pierres, mais jamais il n’avait songé que Steve aurait pu se retrouver face à un tel choix. Et même s’il était heureux du dénouement de cette histoire, il ne pouvait empêcher une pointe d’angoisse de piquer son cœur.

— Steve, regarde-moi.

Comme l’autre homme ne bougeait pas, Bucky monta sa main de métal jusqu’à son visage et prit doucement son menton entre ses doigts pour l’obliger à lever la tête. Lorsque leurs regards se soudèrent, Bucky décida de poser la question qui lui brûlait les lèvres.

— Regrettes-tu ta décision ?

Steve écarquilla les yeux, visiblement surpris par cette interrogation.

— Non ! Pas une seconde !

— En es-tu certain ?

— Je le suis. Je t’aime, Bucky, et je ne veux plus te perdre. Mais…

— C’est difficile pour toi de faire passer ton propre bonheur devant celui des autres, devina le brun, un léger sourire aux lèvres.

Steve hocha la tête simplement.

— Tu as toujours été comme ça, depuis tout gamin. Et crois-moi, si quelqu’un mérite d’être enfin heureux, c’est bien toi.

— Toi aussi, souffla son compagnon en se rapprochant.

Bucky ne put s’empêcher de grimacer et Steve l’attira dans ses bras.

— J’ai fait beaucoup de mal autour de moi.

— Contre ton gré.

— Je sais. Mais…

Steve le repoussa doucement pour pouvoir l’embrasser d’abord avec tendresse, puis avec une passion affamée. Ils glissèrent à l’horizontale, Bucky étendu sous le corps puissant de son amant, leurs lèvres soudées. Alors que leurs mains commençaient à s’attaquer à leurs vêtements, Steve se redressa et plongea son regard azur dans le sien.

— Et si nous arrêtions de nous torturer avec le passé pour nous concentrer sur notre avenir ? Plus aucune menace ne pèse sur nous et nous sommes ensemble.

— Promets-moi de ne jamais me quitter, souffla Bucky.

Il savait que ce qu’il demandait était illusoire, mais il en avait besoin pour pouvoir essayer de tourner la page sur celui qu’il avait été aux mains de Hydra.

— Je serai là… jusqu’au bout.

 

Fin

Notes:

J'ai commencé cette fanfic après la sortie de "Avengers Endgame" au cinéma et je ne l'ai finie que le 31 décembre 2023, après avoir revu le film (et pleuré à nouveau).
J'y ai intégré une scène coupée (qui, pour moi, aurait dû être intégrée au film) et j'ai écrit ma version de la dernière mission de Steve Rogers, car, on ne va pas se mentir, cette ellipse du scénario est très frustrante.