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Language:
Français
Stats:
Published:
2024-08-16
Words:
946
Chapters:
1/1
Comments:
5
Kudos:
24
Bookmarks:
2
Hits:
159

Auréole

Summary:

[Défi chaudron] Harry fait la sieste, se réveille en sueur, et affronte l'été caniculaire de Révachol dans son appartement délabré.

Notes:

Bon. Je me doute qu'il n'y a absolument PERSONNE qui lit du DE en français, mais oh well, j'avais envie d'essayer. Pt que je traduirais en anglais si j'ai la foi, mais en attendant, ô voyageur perdu qui lirait ces lignes, bienvenue, et bonne lecture !

Work Text:

Juillet 51, 21h43

 

APPARTEMENT DECREPIE : Vous vous réveillez avec hébétude au milieu des draps humides, recouvrant à peine les bosses de votre matelas de recup’. La lumière rasante du couché de soleil dessine un rectangle doré sur le mur derrière vous, et vous vous retrouvez à cligner plusieurs fois des yeux pour chasser les larmes résultantes de la rencontre de votre rétine fragile et des rayons assassins.

Perception (Insignifiant : réussie) : Vous n’entendez rien d’autre que le grondement lointain d’un orage, très loin, derrière le rugissement des automobiles qui traversent le centre de Jamrock pour se rendre dans la Grande Couronne, puis vers le sud, vers l’intérieur du Caillou, vers l’Ouest, vers l’est, vers les bords de l’île et vers l’océan qui plonge dans l’Intangible. L’air vous colle à la peau, vos narines captent d’odeur rance de sueur qui émane de vous, dont les gouttes perlent sur votre torse comme autant de clochettes translucides.

 

Vous :

- S’asseoir sur lit

 

Vous roulez tel un cachalot sur la plage en dehors des bancs de sables humides des draps, et posez vos pieds nus sur la moquette grise de la chambre. Votre dos craque, et vous grimacez quand la pellicule d’eau qui vous recouvre vous provoque un frisson désagréable.

Douleur transcendée (Moyen : échec) : Arrachons nous la peau. Maintenant. Tout de suite, prenons une pince à épiler et enlevons toute cette merde contaminée par le sel.

Volonté : On ne vas pas faire ça, non.

Logique : Boire de l’eau pourrait être salutaire, après cette longue période dans l’inconscience.

Vous : Vos os gémissent alors que vous passez d’un état assis à celui debout, l’air autour de vous agissant comme un étau de chaleur et d’humidité qui presse votre maillot de corps contre bah, votre corps.

APPARTEMENT DECREPIE : Vous traversez la chambre remplie d’un océan de paillettes poussiéreuses et vous retrouvez entre le petit salon à votre droite, et la minuscule cuisine à votre gauche. Le canapé défoncé baigne dans la lueur jaune du soleil couchant, à travers la fenêtre qui mène au balcon de 4m2.

 

Vous :

- S’affaler sur le canapé

- Prendre un verre d’eau

- Ouvrir le frigo

 

CUISINE ETRIQUEE : La cuisine est constitué d’un évier et d’un plan de travail à peine assez grand pour une personne, difficilement utilisable pour quelqu’un de votre largeur. Vous ouvrez le frigo, et la fraîcheur vous frappe tel une vague.

Vieux frigo grésillant : Une tomate solitaire et un bouquet d’herbes aromatiques font grise mine au deuxième étage. La présence d’une boîte en carton coloré au troisième étage vous surprend : se sont des glaces, des Cookies chatons pour être plus précis, le sourire malicieux de la mascotte vous dévisage depuis l’antre glacé.

Cour intérieur (Difficile : succès) : Le goût de la crème glacée traverse votre bouche comme un fantôme gustatif insistant, le goût de la vanille, la sensation de prenante de froid sur les dents, sont autant d’éléments que dont vous ne vous souvenez pas, mais que votre langue imagine avec une facilité déconcertante.

C’est comme tenir en main une vieille photo, la pellicule a jauni, on ne distingue plus très bien les visages de ceux qui souriaient à l’objectif. Pourtant, le souvenir, ou plutôt son absence, laisse un vide, un pic de nostalgie intense entre les côtes. Il est d’autant plus douloureux que rien ne subsiste de cet époque dans votre mémoire, rien que l’écho d’une main aimante et le frôlement lointain d’une voix douce.

Vous : Elle me manque...

- 1 MORAL

Volonté : Rien ne sert fouiller un passé qui nous est inaccessible mon ami.

Vous : Vous secouez la tête tristement, chassant la réminiscence de vos neurones. Vous refermez le frigidaire (continuer)

Vous :

- S’affaler sur le canapé

- Prendre un verre d’eau

- Ouvrir le frigo

 

CUISINE ETRIQUEE : Vous ouvrez le placard au-dessus de l’évier, prenez un verre et vous le remplissez à raz bord. Vous portez le liquide à vos lèvres, et votre corps vous bombarde d’hormones de plaisir devant la satisfaction de ce besoin primaire largement négligé jusque là.

 

Électrochimie : Pas le grand frisson du speed, ni de l’alcool, ni des opiacés, ni du sexe...

Logique (Moyen : succès) : Mais bien meilleur pour notre santé.

Électrochimie : OUAIS bah hein, on se fait chiez les gars ! Moi je m’ennuie, et et vous aussi ! Ne faites pas semblant !

Volonté (Formidable : succès) : C’est pour notre bien à tous et celui de Harry.

Encyclopédie (Facile : succès) : L’un des principaux symptômes expérimenté par les anciens addicts en période de rémission est l’ennui. Il est conseillé de s’occuper l’esprit pour ne pas replonger dans la ou les substances, et de ne pas rester seul.

Clair-obscur (Difficile : échec): Nous n’avons pas besoin de QUI QUE SE SOIT. Les autres nous trahirons toujours, autant être dévoré par la solitude !

Réactivité (Facile : succès) : Mais nous ne sommes pas seul.

 

 

APPARTEMENT DECREPIE : Les rayons rasants du soleil bougent soudain à vos pieds, l’ombre qui les traversent vous bouleverse, alors qu’elle entreprends de se réajuster sur votre minuscule balcon de béton. Sur l’espace réduit, un homme fume une cigarette, son être tout entier baigner dans l’or liquide.

Empathie (Légendaire : succès) : Cet homme irait vous chercher au bout du monde, et il l’a déjà fait.

Perception (Insignifiant : succès) : La lumière dessine une auréole plus vrai que nature autour du Lieutenant Kim Kitsuragi, une illusion parfaite qui vous subjugue. Vous distinguez à peine les traits de son visage derrière l’opacité rayonnante de ses lunettes, vous reconstituez presque de mémoire ses rides, ses cheveux noirs, l’expression de neutralité que vous avez appris à déchiffrer.

Kim Kitsuragi : Le Lieutenant se tourne vers vous et vous aperçois à travers la fenêtre grande ouverte, d’où s’échappe une petite brise.

«Oh, Harry. Re-bienvenue parmi nous».

Il sourit, imperceptiblement.

 

Vous : Et vous souriez aussi, en marchant vers la lumière.