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Category:
Fandom:
Relationships:
Language:
Français
Stats:
Published:
2025-12-08
Words:
1,423
Chapters:
1/1
Comments:
2
Kudos:
7
Hits:
60

Terminale

Summary:

En dernière année de lycée, Nick et Troy se connaissent depuis toujours.
Ami unique l’un de l’autre, ils partagent une relation intense.

Quand, lors d’une soirée, Nick se fait ouvertement draguer, l’équilibre fragile entre eux se fissure. La jalousie de Troy éclate.

Work Text:

Nick n’aimait pas la façon dont Luciana le regardait.

Trop directe. Trop insistante. Elle riait à ses blagues même quand elles n’étaient pas drôles. Elle se penchait vers lui pour parler, frôlait parfois sa main comme par accident. Il savait ce que ça voulait dire. Il faisait semblant de ne pas comprendre.

Et surtout, il savait que Troy voyait tout.

Il le sentait dans son dos.

Chaque fois qu’il croisait le regard sombre de Troy depuis l’autre bout du salon, son ventre se nouait. Pas à cause de la peur. À cause de cette tension étrange, brûlante, qui existait entre eux depuis trop longtemps pour être encore ignorée.

Quand Nick sortit enfin prendre l’air, il avait besoin de respirer.

Le jardin était presque désert. De la musique étouffée vibrait contre les murs. Il appuya ses mains contre ses cuisses, inspira profondément.

Il n’entendit même pas Troy arriver derrière lui.

— Tu la laisses te toucher, maintenant ? murmura sa voix dans son dos.

Nick sursauta.
— Elle ne me touche pas.

Troy rit sans humour.
— Tu la laisses croire qu’elle en a le droit.

Nick se retourna. Troy était près. Trop près. Son regard brûlait.

— Elle se fait des idées, répondit Nick. Ce n’est pas mon problème.

— Si. C’est le mien.

Troy l’attrapa par le poignet et l’entraîna brutalement sur le côté de la maison, hors de vue des fenêtres.

Nick heurta légèrement le mur.

— Troy, tu me fais mal.

— Tu devrais être à moi.

Le mot claqua dans l’air.

Nick sentit un frisson descendre le long de sa colonne vertébrale.

— Tu n’as pas le droit de dire ça…

— Regarde-moi et dis que tu n’en as pas envie.

Nick leva les yeux.

Le visage de Troy était si proche qu’il sentait sa chaleur. Sa respiration. La tension contenue dans ses mâchoires serrées.

Nick ouvrit la bouche… mais aucun mensonge ne sortit.

Alors Troy l’embrassa.

Ce ne fut pas tendre.

Ce fut lent, appuyé, affamé. Sa bouche captura celle de Nick sans lui laisser d’échappatoire. Le baiser était profond, exigeant, chargé de toute la jalousie, de toute la frustration accumulée pendant des années.

Nick gémit doucement contre ses lèvres.

Ses doigts se crispèrent dans le t-shirt de Troy, ses hanches se rapprochèrent presque inconsciemment.

Troy glissa alors une main ferme sous ses cuisses et le souleva contre lui.

Nick laissa échapper un souffle surpris et instinctivement, ses jambes se refermèrent autour du torse de Troy, s’accrochant à lui, ses bras autour de son cou.

Leurs corps étaient entièrement collés.

Nick sentait la force de Troy dans chaque muscle, dans la manière dont il le maintenait contre le mur. Le baiser devint plus lent, plus profond encore, leurs respirations se mêlant, saccadées.

La bouche de Troy quitta ses lèvres un instant, glissa le long de sa joue jusqu’à sa mâchoire, puis contre son cou.

Nick frissonna violemment.

— Tu comprends maintenant ? murmura Troy contre sa peau. Personne d’autre n’a le droit de te regarder comme ça.

La tête de Nick bascula contre le mur. — Troy… arrête de parler comme si… comme si j’étais un objet…

Troy releva le visage.
— Tu es la seule chose au monde que je ne détruirais jamais.

Le cœur de Nick se serra.

— Alors ne me détruis pas avec ta jalousie.

Un silence suspendu.

Les bras de Troy tremblaient légèrement sous le poids de Nick, non pas de fatigue, mais de ce qu’il retenait.

— Elle te plaît, Luciana ? demanda-t-il d’une voix rauque.

Nick secoua lentement la tête.
— Non.

— Elle ne signifie rien ?

— Rien.

Troy le fixa, cherchant le mensonge. Il n’en trouva pas.

Alors il l’embrassa encore.

Plus lentement cette fois. Plus profondément. Comme s’il savourait chaque seconde. Comme s’il avait attendu ça toute sa vie.

Quand il le reposa enfin au sol, leurs fronts restèrent collés, leurs souffles mêlés.

— Tu m’appartiens, murmura Troy.

Nick, encore tremblant, posa sa main contre son torse.
— Alors reste. Mais sans me posséder.

Le regard de Troy se radoucit imperceptiblement.

— J’essaierai.

 

☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆☆

 

Il faisait nuit quand ils arrivèrent chez Troy.

La maison était silencieuse. Trop grande. Trop vide. Son père ne rentrerait pas avant le lendemain. L’odeur de l’alcool, de la nuit froide et de la tension encore vibrante dans leur peau les suivait jusque dans l’entrée.

Nick referma la porte derrière eux.

Le simple cliquetis de la serrure résonna comme un point de non-retour.

Troy resta immobile près du mur quelques secondes, comme s’il luttait contre quelque chose en lui. Puis il se retourna lentement vers Nick.

Le regard qu’il posa sur lui était sombre. Désirant. Dévorant.

Nick sentit son ventre se serrer.

— Tu peux encore partir, murmura Troy, la voix rauque.

Nick ne répondit pas.
Il s’approcha.

À cet instant précis, toute hésitation disparut.

Troy le saisit brutalement par la taille et l’embrassa, contre le mur de l’entrée cette fois. Le baiser fut aussitôt plus profond que le précédent, plus chargé encore. Nick gémit contre sa bouche, ses mains s’agrippant à ses épaules.

Troy le plaqua contre le mur, son corps entier pressé contre le sien. Nick sentait chaque muscle tendu, chaque mouvement contrôlé par un désir qu’il retenait à peine.

— Regarde-moi, ordonna Troy contre ses lèvres.

Nick ouvrit les yeux.
Leurs regards se verrouillèrent.

— Je t’ai voulu trop longtemps, murmura Troy.

Cette confession fit trembler Nick jusqu’au plus profond de lui-même.

— Moi aussi…

Ces deux mots furent suffisants pour tout faire basculer.

Troy l’embrassa encore, plus lentement cette fois, comme s’il prenait possession de chaque souffle. Ses mains glissèrent le long du dos de Nick, sous son t-shirt, sur sa peau brûlante. Nick frissonna violemment au contact.

— Troy…

Son prénom sortit dans un souffle tremblant.

Troy le souleva sans effort, comme plus tôt, et Nick enroula instinctivement ses jambes autour de sa taille, s’accrochant à lui de tout son corps. Troy le porta jusqu’à l’escalier, sans jamais rompre le baiser, ses pas lourds résonnant dans le silence de la maison.

Dans la chambre, les lumières restèrent éteintes.

Ils tombèrent presque sur le lit.

Nick se retrouva sur le dos, le souffle court, Troy au-dessus de lui, ses bras de chaque côté de sa tête. Leurs regards se cherchèrent dans l’obscurité.

— Tu as peur ? murmura Troy.

— Oui.

— Moi aussi.

Leurs fronts se touchèrent.

Troy recommença à l’embrasser, plus lentement, plus profondément encore. Cette fois, il prit le temps. Sa bouche explora celle de Nick avec une attention presque dévorante. Nick répondit en tremblant, ses mains glissant dans les cheveux de Troy, l’attirant toujours plus près.

Leurs vêtements devinrent rapidement trop présents. Trop contraignants.

Les mains de Troy s’aventurèrent sous le t-shirt de Nick, remontant lentement, découvrant sa peau. Nick inspira brusquement quand ses doigts suivirent la ligne de ses côtes, puis sa poitrine.

— Troy… attends…

Troy s’arrêta aussitôt.

— Dis-moi d’arrêter.

Nick soutint son regard, le cœur battant si fort qu’il en avait mal. — Non. Continue.

Alors Troy continua.

Les vêtements furent retirés sans hâte, dans une lenteur presque douloureuse. Chaque centimètre dévoilé était une découverte. Chaque peau exposée un choc.

Nick frissonnait à chaque contact.

Troy, au-dessus de lui, semblait lutter contre sa propre violence, la transformant en une intensité presque tremblante. Ses mouvements étaient fermes, mais d’une attention extrême. Comme s’il craignait de briser ce qu’il touchait.

Leurs corps se rapprochèrent de nouveau, peau contre peau, chaleur contre chaleur. Nick laissa échapper un soupir brisé quand Troy se pressa contre lui. Il sentit chaque battement, chaque tension, chaque souffle.

— Regarde comme tu me fais perdre le contrôle, murmura Troy d’une voix basse, presque cassée.

Nick posa sa main contre son torse, sentant son cœur affolé sous ses doigts.
— Alors ne te retiens pas…

Ces mots fissurèrent quelque chose de profond en Troy.

Il embrassa Nick avec une lenteur brûlante, descendant le long de sa mâchoire, de son cou, s’attardant là où il le faisait frissonner le plus. Les doigts de Nick se crispèrent dans les draps, son souffle se rompant par instants.

Le monde se réduisit à leurs respirations mêlées. À la chaleur. Aux frissons. À cette dépendance immédiate.

La nuit s’étira dans une lenteur fiévreuse.

Quand enfin leurs corps se calmèrent, enlacés dans l’obscurité, Nick était blotti contre Troy, sa tête contre son épaule. Il tremblait encore légèrement. Troy le tenait contre lui, un bras fermement passé autour de sa taille, comme s’il craignait qu’il ne disparaisse.

— Tu ne partiras pas, murmura Troy.

Ce n’était pas une question.

Nick se blottit un peu plus contre lui. — Pas cette nuit.

Le silence retomba, lourd et doux à la fois.

Pour la première fois, Troy ne dormait pas seul.

Et pour la première fois, Nick ne fuyait pas.