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Survivant de la haine

Summary:

une famille violente, un physique horrible, un mental instable, pas d'amis...
le petit garçon se recroqueville d'avantage dans son lit, il ne pleure pas, il ne sait pas comment.
Il ne sait que sourire bêtement ,encore et encore, même quand ses parents ont tracé au couteau leur haine sur son corps d'enfant.
Il n'a jamais su comment pleurer, il le voulait, mais n'y arrivait pas, pourtant il en avait toutes les raisons !
les cris de ses parents raisonnaient dans la maison , il avait un peu peur, les insultes était violentes.
en plus s'était au sujet de qui c'était la faute d'avoir pour gosse une horreur au corps maudit.
Mahito souriait malgré tout recroquevillé dans son hamac.
un sourire collé au lèvres ? oui , et il l'y pouvait rien les larmes n'avait jamais daigné vouloir le rencontré

Chapter 1: Prologue

Chapter Text

année 2006 - 21h13

''Tu tu tu..."

Une petite voix fredonnait doucement ce petit son en boucle. Il était dans une pièce avec une petite fenêtre, un vieux bureau en bois et une pile de vêtements, roulé en boule dans son hamac, il écoutait les cris de ses parents au dessus, ça parlait de "gamin de mes deux" , "ta faute", "avortement"... Le petit garçon savait pas ce que tout ça voulait dire, et de toute façon il s'en fiche.

Une porte claqua au rez de chaussez, et le silence se fit, il n'était pas réconfortant, ni chaleureux, il était froid, lourd de rancune, de non-dits, et de colère.

Le petit garçon cependant restait indifférent à cette atmosphère hostile. Il était blotti dans son hamac, son vieux doudou dans les bras et ça lui suffisait, oui du haut de ces 4 ans, il se moque éperdument que son foyer soit un champ de mine, que ses parents se vouent une rancœur incurable, mais pouvait ton vraiment lui en vouloir ? De ne pas pleurer l'unité de sa famille , alors même qu'il n'avait aucun souvenir de quand cette maison abritait des rires et de l'amour ? Il ne savait même plus si cela avait été le cas un jour.

De toute façon à l'intérieur de sa bulle, il n'a conscience du carnage qui l'entoure.

Il leva soudainement la tête vers sa fenêtre, il faisait nuit. Demain il irait à l'école, il regarda sa doudou puis la fenêtre, puis de nouveau son doudou :

"Dit Mui-Mui, tu penses que demain on viendra me parler à l'école ? La semaine dernière on m'avait tapé. Tu pense que c'est comme ça que les humains communique ? J'ai remarqué ça avec papa et maman, ils me tapent mais la maitresse dit que les parents aiment leurs enfant, donc ça veut peut être dire que taper est un moyen de dire "je t'aime" ?

-... la peluche le regardait de ses grand yeux noir sans répondre. Mais le garçon s'en fichait, il voulait juste que quelqu'un l'écoute.

-Je me demande aussi si ce soir, papa rentrera à la maison. Tu penses que cette fois -ci il me ramènera quelques chose ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Il m'a jamais rien donné mais ça veut pas dire que ce soir aussi ! "

Sa discussion à sens unique fut soudainement interrompue par le claquement d'une porte, puis les pas de sa mère qui ne tarda pas à entré dans son champ de vision :

"Debout sale gosse, grogna t'elle, t'as le droit au reste de pate ce soir.

-Hum hum. acquiesça le petit garçon en descendant du hamac pour la suivre.

Sa mère ne lui ressemblait que très peu, des cheveux brun et terne, une peaux légèrement bronzé, elle était de taille moyenne et s'habillait toujours d'un chemisier et d'une jupe longue à fleurs, le seul point commun qu'elle partageait avec son fils était la couleur de ses yeux, du même jaune perçant qui devenait gris selon la lumière, que l'œil droit du petit garçon.

La femme monta les marches de l'escalier et ouvrit de nouveau la porte pour ensuite se rendre dans la cuisine, l'enfant qui la suivait en sautillant s'assit à la table et attendit son diner.

Il ne tarda pas à venir et une fois qu'elle servit sa progéniture, Samui quitta la pièce et parti à l'étage.

Le petit commença alors à manger, se moquant que sa mère ne cherche même pas à lui accorder un semblant d'attention.

Il mangea lentement, les pates était brulante, sa langue lui faisait mal mais il avalait quand même, il n'en avais rien à faire que ça gorge se serre chaque fois qu'il ingurgitait. tout les 2 coup de fourchette il s'interrompait pour regarder son doudou et lui poser des questions. Evidemment la peluche ne lui répondait pas.

Il ne vit pas le temps passé, il était bien dans cette cuisine exigu, perché sur ce tabouret en bois et plein d'imperfection, assez près de la fenêtre pour pouvoir compter les voitures qui passait sur l'autoroute, son compagnon sur les genoux.

Cela pouvait sembler à d'autre, inconfortable , inapte pour un enfant de 4 ans ou même insupportable , mais pour lui c'était superbe et agréable de manger quelques chose de chaud avec des couverts éclairé par cette petite ampoule et sans le vacarme des cris.

Alors intentionnellement ou non, il tenta de rester le plus longtemps possible.

Et puis soudainement sa bulle éclata.

"Tu fous quoi là ?

-Papa ! cria l'enfant, il se leva rapidement et couru vers son père ravi, il lui serra la jambe de ses petits bras heureux de le voir.

-Eh ! tu fous quoi là !" l'homme peut ravi que son rejeton le touche , secoua avec hargne sa jambe comme pour se débarrasser d'un parasite.

Le garçon fut projeter de l'autre coter de la pièce, mais ne cria pas, au contraire il sourit de toute ses dents.

L'homme avança vers lui de sa marche mal assurée à cause de l'alcool, il se dressa au dessus de l'enfant toujours à terre qui lui souriait des étoiles dans les yeux.

"Tch. Qui tu te permets d'importuner ?! déclara froidement l'homme, ses yeux bleu gris scrutant avec dédain la petite silhouette à ses pieds.

-Bah toi papa ! répondit avec entrain le petit garçon.

-Tch. Sale gosse." Une main gigantesque s'abattit sur le crane du garçonnet et lui empoigna les cheveux, une autre se dressa et s'abattit sur la joue de l'enfant.

Pendant une quinzaine de minutes le bruit des claques résonna dans la maison, si fort qu'il réveilla la mère de l'enfant et compagne de l'homme, elle s'était levé et maintenant regardai le spectacle de l'adulte giflant encore et encore le petit, accoudé à l'embrasure de la porte.

Elle regardait ce spectacle avec indifférence, attendant qu'il prennent fin pour pouvoir allé se recoucher.

Sa joue blanche brulait, meurtrie, mais il souriait toujours essayant encore d'enlacer son père malgré les coup, tous le monde disait que les parents ne peuvent qu'aimer les enfants, ses parents n'avaient jamais rien fait d'autres que de le frapper, alors il croyait éperdument que c'était leur manière d'aimer. Alors il voulait lui aussi montrer son amour mais d'une manière différente c'était tout.

Et puis au bout d'un moment son père c'est lassé de le gifler encore et encore et de le voir toujours se relever le sourire au lèvres, alors il a de nouveau empoigné ses cheveux et la trainé à travers la cuisine, le gamin pouffait avec joie comme si son père jouait juste avec lui.

Mais ce n'était pas le cas. Il n'en avait juste pas conscience.

Henka ouvrit violemment la porte de la cave et jeta l'enfant du haut des escaliers.

Mais le garçon n'abandonnait pas, il se releva en plein milieu de la chute dans les marches et couru de nouveau vers la grande silhouette de son père.

Il tendit une dernière fois sa petite main vers l'homme.

"Pa- !"

Sa phrase fut interrompu brutalement par le claquement d'une porte, suivi part le bruit sourd d'un corps qui la percute et enfin par le son d'un poids dégringolant les marches.

Quelques minutes plus tard, l'enfant était toujours allongé en bas des escaliers du sang coulant de sa lèvre, sa joue déjà violette pressée contre le béton froid, ses membres pendant dénués de vie... Ses yeux cherchait désespérément son doudou sur le sol, mais ne le trouvant toujours pas il abandonna et se résigna à passé la nuit seul.

Il se redressa enfin et regarda de nouveau vers la minuscule fenêtre, il faisait toujours nuit, juste plus sombre. Il avança en sautillant comme si il n'était jamais tombé du haut des escaliers, monta dans son hamac et regarda son plafond gris, ses grand yeux hétérochromes scrutant chaque détailles.

Ses lèvres rouges de son sang était relevé en un doux sourire innocent, il était heureux. Bien sur c'était dommage qu'il n'ait pas Mui-Mui pour cette nuit mais bon, il avait été aimé ce soir là, alors il ne lui vint même pas l'idée de s'en plaindre.

Il s'endormi roulé en boule dans le hamac tissé de cordes rêches, blotti dans un châle, ses cheveux gris bleu couvrant son corps comme une 2ème couverture, ses mains serrant une chose immatérielle comme si il avait sa peluche avec lui.

Un sommeil sans rêve l'avait emporté avant qu'l ne puisse de nouveau entendre les cris de ses parents à son sujet, avant qu'il n'entende les insultes, le dégout, l'indifférence que lui portaient les deux personnes qu'il aimait le plus au monde.

Dans cette maison c'était la haine qui manipulait les cœurs et si on voulait tenir il fallait apprendre à survivre...

Mais ça Mahito l'ignorait encore.