Chapter Text
Tout le monde était réunis dans la salle à manger de la maison Cullen, ils se disputaient tous sur ce qu'on allait faire pour s'en sortir. Edward était le plus fort de tous en refusant toute mention de me transformer. Moi? Les yeux fermés, je me frottais les tempes alors qu'un gros mal de tête, presque une migraine, palpitait derrière mes yeux. Ma frustration commençait tout doucement à augmenter et j'eus une montée de haine envers mon ex et son bras qui vint m'entourer sans être sollicité.
- Ok, marmonnais-je, j'en ai assez. Edward recule.
Je me sentais comme une bombe à retardement et Jasper le lui a sûrement dit, parce qu'il recula effectivement. J'ouvris les yeux et les vis me regarder comme s'ils attendaient que la bombe explose, ce que je fis. Je me tournai vers LUI en serrant les poings.
- Je vais parler, maintenant, déclarais-je d'une voix froide et colérique, et vous allez TOUS écouter.
Je les vis acquiesçai du coin de l'œil sans le lâcher des yeux.
- Tu as l'air de t'attendre à ce qu'on soit à nouveau ensemble parce que je suis venu te chercher à Volterra?
- Eh bien, oui, haussa-t-il des épaules comme si c'était une évidence.
- Eh bien, non, rétorquais-je. Nous deux c'est fini. Point barre. Je suis venue te chercher à cause de la famille. Pas parce que je t'aime encore. Tu as détruit tout sentiment que j'aurais pu avoir à ton égare au moment où tu m'as déclarer ne pas m'aimer et me traiter de distraction. Après avoir détruit toute mon estime de moi-même dans la putin de forêt derrière chez moi où je serais morte d'hypothermie si Sam Uley ne m'avait trouvé et ramené à mon père. Au moment où tu m'as enlevé MA famille et laissé pour morte, tu as tué tout l'amour que j'aurais pu encore ressentir pour toi.
Le regard choqué de toute la famille me dit qu'il n'avait jamais expliqué comment il avait rompu avec moi.
- De toute façon, notre relation était tellement toxique que les mois de séparations ressemblent à une cure de désintoxication. On aurait dit un sevrage que je subissais. J'en avais tous les symptômes. Tellement que mon père pensait que je me droguais et que je venais d'arrêter la prise de substances.
Je ne savais pas pourquoi, mais tout le monde lança un regard de compréhension horrifié à mon ex. Le rugissement de Carlisle est ce qui me surpris le plus. J'en sursautai et ouvrit grand les yeux. Je ne pense pas qu'il ait autant ressemblé à ce qu'un vampire devrait être qu'à l'instant.
- Edward Masen Cullen, rugis le patriarche. Qu'as-tu fait?
- Elle n'arrêtait pas de me poser des questions qui n'avait pas d'importance et d'avoir un avis non sollicité. Et elle voulait plus que je n'en voulais, fit-il comme si c'était logique.
- Comme dans toute relation NORMALE, marmonnais-je. Fallait que je tombe sur la prude pogner avec un balais dans le rectum et un complexe de supériorité aussi grand qu'une maison.
Ma remarque sembla casser Emmett parce qu'il devint hystérique pendant qu'il riait. Rosalie se mordillait la lèvre inférieure comme si elle se retenait de céder à l'hystérie de son mari. Alice se cachait dans le torse de Jasper qui cachait le sien dans le cou de sa compagne. Esmé nous avait tournée le dos et semblait figée la main sur sa bouche. Carlisle avait un sourire sardonique, les yeux encore noirs d'une rage que je ne comprenais pas. Edward me fixait avec hauteur et colère.
- Je comprends qu'il a fait quelque chose de mal, parce que je viens de finir mon «sevrage», mais pourrais-tu m'expliquer ce qu'il m'a fait? demandais-je à Carlisle.
- Il a utilisé son charme vampirique, répondit-il. Le charme qu'un vampire utilise sur ses proies pour les manipuler et les emmener là où ils le veulent pour les vider de leur eau.
- Ah, fis-je en regardant dans le vide. Ça explique le changement de caractère et le reste...
- Isabella...? Que veux-tu dire?
Le grondement rauque dans la voix du Chef du Coven me figea sur place et me fit pencher la tête sur le côté en signe de soumission. Ça aussi c'était nouveau. La domination de Carlisle. L'excitation et les frissons que ça me donnait.
- Jamais je n'aurais accepté qu'il me regarde dormir dans ma chambre ou sur l'arbre proche de ma chambre alors que je n'étais pas au courant de sa présence. C'est mal, tellement mal et pervers.
Je me dépêchais de répondre.
- Jamais je n'aurais accepté d'arrêter de passer du temps avec mes amies; pas plus que de brouiller ma relation avec mon père par envie de passer plus de temps avec lui. C'est mon père, je ne l'aurai pas pour toujours dans ma vie et c'est inconcevable que je ne profite pas du temps que j'ai encore à ma disposition avec lui. Je ne déteste pas mon anniversaire. Je ne déteste pas recevoir de cadeaux. Je déteste le gaspillage d'argent pour les choses inutiles. Comme un sac à main à 1000$ ne pouvant contenir qu'un téléphone et un portefeuille... À quoi ça sert de dépenser autant pour quelque chose qui n'est pas utile? Mon manteau fait la job si j'ai juste ça à traîner. Ou une veste. Ou même un jeans tout cours. Une voiture tape-à-l'œil et trop luxueuse, aussi. Dans cette ville et cette région, à quoi ça me sert alors que j'ai un véhicule fonctionnel qui m'emmène du point A au point B sans problème?
Tout ce que j'avais sur le cœur sortait enfin et le sentiment de libération était immense.
- J'ai aussi essayé de convaincre cet imbécile que vous étiez tous sauf subtile à l'école et que pratiquement tout le monde savait ou se doutait qu'il y avait quelque chose d'anormal avec vous, continuais-je en regardant ceux qui était avec moi à l'école. Ils ont TOUS remarqué combien vous ne mangez rien à midi et vous jetez tout ce qu'il y a dans vos plateaux à la fin de la pause repas. Même les dames qui distribuent la nourriture vous observent. Soit vous êtes aveugles pour ne pas l'avoir remarqué, soit vous vous fiez beaucoup trop aux visions d'Alice et la télépathie d'Edward. Écoutez-vous les discussions qui circulent? Non? Je m'en doutais. Ça fait probablement tellement longtemps que vous avez cette routine d'école/université que vous ne le remarquez plus. Au moins, faites semblant d'emporter un repas fait maison et «manger» à l'extérieur. En plus, vous regardez tout le monde avec tellement de prétention et d'arrogance qu'ils se moquent de toute votre famille. Pourquoi pensez-vous que je me suis énervé la première journée que j'ai passé à l'école?
Je levai un sourcils en posant ma dernière question. Ils avaient l'air tellement perdu que je poussai un soupir en me pinçant le nez pour me reprendre.
- Ils dénigraient Esmé et Carlisle en disant que l'adoption chez eux avait l'air d'un programme de rencontre à cause que vous êtes tous en couple à part Eddie, merde! Je pensais vraiment que vous aviez écouté et compris de quoi on parlait.
Je me rendis au l'évier et me servis moi-même un verre d'eau. Ils étaient manifestement tous tellement choqués qu'ils avaient l'airs de statues. Je m'adossai au l'évier en buvant.
- En y réfléchissant, vous avez toujours l'air méprisant à l'école. Je me demande pourquoi vous y allez au juste? Edward reprend même les profs avec condescendance. J'appelle ça un complexe de supériorité. Je n'ai jamais vu d'adolescent agir comme ça. Jamais. Je crois que c'est au moment où je soulignais les problèmes vu à l'école que ça a commencé avec ce «charme vampirique». On était même pas en couple, je n'étais que curieuse de vous tous et de comment vous aviez tous été «adoptés». Je ne voulais PAS connaître vos secrets, juste vos histoires si vous vouliez m'en parler. Et pour être franche, je ne crois pas avoir jamais apprécié Edward romantiquement.... mais quand j'ai vu Carlisle à l'hôpital après l'accident avec Tyler... Merde! C'était un contact électrifié que vous m'avez donné Hot Doc quand vous m'avez rattrapé!
Je frissonnai encore au souvenir que ça me ramena. Encore une fois, tout le monde inspira de choc. Le grognement que j'entendis m'excita tellement que j'étais sûre que c'était Carlisle qui l'avait fait. Je ne savais pas pourquoi, mais c'était comme si je vivais maintenant pour graviter dans son orbite. Pourquoi n'avais-je pas ressentis ça avant? Mystère et boule de gomme...
- En fait, il y a quelques trous noirs aussi dans ma mémoire qui m'angoisse chaque fois que je me prends à y songer, rajoutais-je pensive sans me soucier de leurs réactions. Je me doute de ce qu'il a fait, mais je n'ose même pas le prononcer même en pensées.
J'aurais peut-être dû. Même Jasper feula de colère à ma remarque. Un coup de vent fit voler mes cheveux et fermer les yeux. Quand je rouvris les yeux, Carlisle et Edward étaient partis. L'émotion me prit à la gorge et me fit tousser après avoir bu plus d'eau. J'étais fatiguée, vidée et légère en même temps. Je déposai mon verre dans l'évier et chancelai avant de me laisser tomber dans le divan une fois rendue. Je m'étendis sans rien dire.
Quand je me réveillai, j'avais la tête sur les genoux de Rosalie et une doudoune me recouvrait. Je soupirai d'aise en sentant ses doigts passer dans mon cuire chevelu. Emmett était assis en indien par terre où ma tête en train de jouer à l'un de ses jeux vidéos. Alice était dans la même position que moi sur l'autre divan, mais sur les genoux de son compagnon.
- C'est au cours de mon examen médical annuel pendant votre absence que j'ai appris que je n'étais plus vierge, admis-je sans viser personne. Et j'ai pleins de petites coupures sur tout le corps dont j'ignorais la provenance.
Je recherchai plus de contact avec la main de Rose après avoir dit cela à haute voix. Je n'allais plus en parler. J'en avais assez dit. J'avais finalement tout dit. Je ne voulais plus pleurer. J'en avais assez d'être terrifiée. Honteuse. De me sentir sans valeur. D'un coup, Ce n'était plus Rosalie qui était sous ma tête, mais mon grand-frère ours. Puis, j'entendis un fracas et le sons d'arbres déracinés. Je sursautai et me recroquevillai sous la doudoune en position fœtale.
- Chut, petite sœur, dit doucement Emmett. Tout va bien, tu n'as rien dit de mal. Ça a juste touché de trop près chez Rose.
Ce commentaire dit tout et rien en même temps. Mais, je compris et laissai la tension se dissiper de mon corps. Heureusement qu'on était samedi et que j'avais eu la permission de rester ici pour la fin de semaine. Alice avait réussi à convaincre mon père que les hommes étaient partis en randonné et qu'on se faisait deux jours entre femmes. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas sentis aussi sereine. Ils savaient et ils étaient tous de mon côté. J'étais protégée. C'était l'important pour moi.
- Où est Esmé? Et Carlisle? questionnais-je somnolente pendant qu'Emmett recommençait à passer ses doigts dans mes cheveux à la place de Rose.
- Carlisle a eu une bonne discussion avec Edward et a envoyé Esmé le raccompagner à Denali. Il lui a interdit de revenir à Forks tant que tu étais encore humaine et vulnérable au charme, répondit vaguement Alice les yeux toujours fermés et détendue. Il ne devrait pas tarder à revenir. Il en a profiter pour chasser et réfléchir.
Traduction : Eddie a été battu et réprimandé par papa vampire, pour se retrouver maintenant sous la surveillance de maman ours vampire. Je me sentis satisfaite de ne plus le revoir du restant de ma vie humaine. Puis, je me tendis. Un souvenir me frappant et rejouant dans ma tête.
- Victoria est revenue dans le coin et il y a de nombreuses disparitions entre Forks et Seattle qui a impliqué le poste de police dont mon père.
Ça sortit tout seul. Il fallait qu'ils soient au courant. Ça signifiait probablement une autre réunion de famille et la mise au point d'une stratégie.
- La meute m'a protégée pendant votre absence, fis-je incertaine. Laurent est venu aux nouvelles pour elle. Il allait me tuer par «miséricorde» quand les loups sont arrivés et l'ont tué.
- Quoi???
Toute la famille était stupéfaite. Encore. Je ne pensais pas les avoir jamais vu aussi déconfits, encore moins deux fois de suite.
- Désolée, ça vient juste de me revenir et disons que je n'y pensais plus à cause du drame adolescent qu'on a vécu.
- Ne soit pas désolée, c'est normal. Tout arrive en même temps, secoua de la tête Rosalie qui était de retour. Ça va ma chérie? Ça fait beaucoup d'un coup.
Son inquiétude m'alla droit au cœur. Je la regardai avec, je crois, l'adoration d'une petite sœur et tendit les bras dans le signe universel d'un câlin. Elle s'assied à mes côtés et me prit sur ses genoux. Je ne pourrai jamais voir Alice comme une sœur. Uniquement comme ma meilleure amie. Rosalie était différente. C'était la grande-sœur dont j'avais toujours rêvée. Féroce, protectrice et aimante. Emmett aussi.
-Savez-vous? Je crois que lorsque viendra le temps, j'aimerais bien être une Hale dans la prochaine trame que vous organiserez, songeais-je, distraite.
Jasper avait l'allure d'un vétéran revenu avec un stress post-traumatique. Je me demandais quelle était son histoire. Mais, sa présence était rassurante et sécurisante. Je lui envoyai distraitement ce que je ressentais pour lui, avec une touche d'interrogation quand j'en suis venue au sentiment que je m'identifiais plus comme être celui d'une fille envers son père. Je ne comprenais pas bien ça. Je sentis mon téléphone vibrer et fronçai les sourcils. Je le sortis et vis un message d'un numéro inconnu.
« Jasper est le frère de ton arrière-arrière-arrière grand-mère maternelle. Pas de quoi ;) »
-What the fuck? marmonnais-je, incrédule.
Je me tournai vers Jasper et penchai la tête sur le côté essayant de me rappeler l'album de famille. Avec ce nombre d'arrière, si je calcule bien ça donnerait sur la période de la guerre confédérée non? Si je me rappelle bien, il y avait un Major.
- Major Jasper ... Withlock?
- Oui chérie?
Maintenant que je prêtais attention à son accent, il y avait une teinte du Sud dedans.
- Je ne sais pas c'est qui, mais quelqu'un m'a dévoilé que tu étais mon arrière-arrière-arrière grand-oncle, ricanais-je, folle de joie.
D'un coup, il était devant moi et regardait mon téléphone.
- Peter, soupira-t-il.
- En tout cas, moi ça fait juste m'assurer que je prenais la bonne décision.
Je souris.
- Quelle décision? fit-il méfiant.
- Ah... Je sentais un lien que je ne comprenais pas avec toi et je me posais la question quand j'ai reçu ce message... C'est toi qui va me transformer.
L'incrédulité que je vis sur son visage me fit rire.
- Tu rigoles?
- Non?
- Pourquoi? Après ce qui est arrivé à ton anniversaire...
Pauvre Jasper, il avait l'air tellement perdu.
- À la place de t'expliquer, je vais te poser quelques questions... Quel est ton don?
- Empathique
- Ton régime ?
- Animal
- Est-ce que le régime que tu as te rassasie?
- Jamais complètement.
- Est-ce que le fait de n'être jamais totalement rassasié peu influencer le contrôle sur ton don ainsi que sa force?
- Oui
- .... repense à ce qu'il s'est passé ce jour-là : Voulais-tu réellement me vider de mon eau ou me protéger du vampire dont j'étais la chanteuse?
Silence. GROS silence. Puis.. compréhension horrifiée. Ils l'avaient tous mal jugés, y compris lui-même. Entre-temps, j'avais vu Carlisle revenir pendant ma série de questions du coin de l'œil. Je sentais son regard sur moi. La chair de poule irisa les poils de mes bras. Je fis semblant de rien et me décalai pour m'asseoir sur le divan entre Rose et Emmett au lieu de sur Rosalie.
- En tout cas, tout ça pour dire que tu fais partie de ma famille biologique autant que de cœur et que je sens que notre lien en tant que vampire sera celui d'un père et sa fille, dis-je en haussant des épaules. Je le sens mieux depuis que j'ai fini cet espèce de sevrage et ça me convient parfaitement. Je ne t'en ai jamais voulu et je suis plus reconnaissante qu'autre chose.
Je reçus une vague de reconnaissance, d'affection et d'amour de sa part. L'observant, je sus qu'il était incapable de dire autre chose tellement il était prit dans ses propres émotions. Je lui souris simplement avec compréhension. J'observai distraitement Carlisle. Il y avait une aura dominante autour de lui et ça m'intriguait profondément. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Quoique, il faisait son âge aussi pour une fois. Physiquement, il n'avait que cinq ans de plus que moi je crois. Enfin, quatre ans et 3 ou 4 mois. Mon 19e anniversaire n'était plus très loin. Comme il n'y avait plus rien à rajouter à la conversation, je me suis rappeler que Carlisle n'était pas là quand j'ai parlé de Victoria. Par contre, quelque chose me disait que je n'avais pas besoin de le répéter. Je pouvais lui montrer. Alors, je me suis levé avec ma doudoune et je me suis dirigé vers lui. J'ai pris sa main et lui ai montré tout ce qu'il avait manqué jusqu'à ce qu'il arrive.
- ... Isabella? Depuis quand peux-tu faire ce que tu viens de faire? me demanda-t-il d'une voix douce.
- ... J'ai eu une intuition que je pouvais faire ça à l'instant quand j'ai remarqué que tu étais partis pendant qu'on parlait?
Je penchai la tête sur le côté perplexe en le regardant. Ma main était toujours dans la sienne. Puis, vint la réalisation que ça avait marché. Hein? Alors, je pouvais en fait tout lui montrer si je le voulais?
- Tu as eu littéralement juste l'intuition que tu pouvais le faire et tu l'as essayé sans y penser?
Son ton était curieux, mais aussi amusé. Je me sentis rougir et baissai la tête avec embarras.
- Je peux te montrer autre chose?
- Si tu en ressens le besoin, oui, répondit-il.
Alors, je fermai les yeux et me concentrai. Tant qu'à lui montrer mes souvenirs depuis le moment où j'étais arrivé à Forks, je pouvais aussi bien lui montrer toute ma vie. Les vampires avaient la capacité d'assimiler rapidement les informations qu'on leur donnait. Alors, je le fis. Je pus lui montrer tous mes trous de mémoire également. Je sentis quelqu'un me prendre dans ses bras
- Tu peux ouvrir les yeux Isabella, je pense que tu m'as montré ce que tu voulais, me dit Carlisle avec douceur à l'oreille.
Alors, il s'agissait de lui autour de moi. Je ne pensais pas me sentir aussi bien dans les bras de quelqu'un comme je me sentais avec lui. Je finis par ouvrir les yeux et le regardai pensivement. Ses yeux dorés étaient de retour. Je savais qu'il voudra probablement rager sur ce que je lui avait montré, mais pour le moment j'étais simplement heureuse qu'il reste avec moi comme ça.
- Je pense que tout ça était probablement la meilleure thérapie ever, dis-je sardonique.
- D'accord, qu'est-ce qu'il vient de se passer? questionna Alice, frustrée de ne rien y comprendre.
J'éclatai de rire. C'était tellement rare qu'elle ne voit rien venir.
- Je peux partager mes souvenirs avec les mains, haussais-je les épaules, c'est ce que j'ai fait avec Carlisle.
Silence. Encore.
- Je pense aussi avoir le superpouvoir de vous rendre tous silencieux... ça devient franchement tendance en ce moment.
C'était sorti tout seul et j'essayais de ne pas rire, mais le sourire de Jasper me confirmait que c'était un échec complet.
- Vous savez.. si je voulais regarder des statuts, j'aurais été au musé ou dans un temple à Athènes?
Emmett éclata de rire et je souris doucement. Je penchai la tête par en arrière vers Carlisle qui me tenait toujours. Je ne comprenais pas pourquoi je me sentais autant lié à lui. N'était-il pas censé être avec Esmé? Je ne voulais pas être une briseuse de ménage, alors je relâchai la main que je ne m'étais pas rendu compte d'avoir gardé dans la mienne. Pourquoi étais-je malheureuse à la simplet pensée de m'éloigner de lui? Je ne devrais pas désirer ce qui ne m'appartiendrait jamais. Putin! Je voulais juste aller me prendre une pomme dans le bol sur la table de la cuisine! Je réussis finalement à m'y rendre pour ma fichue pomme et la mangeai.
Le reste de la soirée, ils jugèrent tous bon de la passer à se détendre. Le problème Victoria sera discuté demain.
