Chapter Text
J’avais déjà lu quelque part que l’être humain n’utilise qu’un très faible pourcentage de son cerveau, et par conséquent, la plus grande partie reste au repos, sans jamais être sollicitée. J’ignore si c’est fondé. Il faudrait le demander à Donna Noble, je parie qu’elle saurait, elle. Mais que ce soit la bonne explication ou pas, je trouve que cette image illustre très bien l’histoire que je vais vous raconter.
- Alors, vous me croyez? Je sais, ça semble totalement dingue, mais tout cela est pure vérité…
L’homme hocha lentement la tête avec un sourire sans joie. Derrière lui, la femme avait toujours les yeux rivés sur son téléphone intelligent.
Peu importe explication ou pas, certaines choses demeureront inexpliquées à jamais, ou du moins, pour le commun des mortels. Certains évènements dont l’explication est à la fois si mystérieuse et si évidente que notre cerveau refuse de l’assimiler. Et je pense que les évènements de cette année-là entrent dans cette catégorie. L’année des mutants.
- Oui, nous vous croyons sur parole, Monsieur Rider. Bon, je pense que vous nous avez appris tout ce que vous pouviez nous apprendre. Irene? Je crois que le moment est venu.
La femme sursauta, puis s’approcha de lui et mit ses mains sur ses tempes. Il ne comprenait plus rien. Il remarqua alors que ses poignets étaient attachés à sa chaise.
Certains d’entre eux avaient choisi de servir la population comme des héros volant au secours de leur prochain, alors que d’autres avaient choisi de servir uniquement leurs propres intérêts. Certains les avaient accueillis comme une partie d’eux-mêmes à part entière, certains les considéraient comme une tare, une malédiction. Certains n’eurent même jamais l’occasion de s’en servir. Cependant, tous avaient une chose en commun : c’était des gens extraordinaires.
- Mais qu’est-ce que…? balbutia-t-il.
- Il est temps de faire de beaux rêves, John Rider, lui répondit la dénommée Irene avec un petit sourire.
Puis, tout devint noir.
Je ne joue qu’un rôle mineur dans cette histoire, mais j’étais là. Et j’ai une dette envers tous ces gens. Je n’ai peut-être pas toujours été de ce qu’on appelle le côté des gentils mais je n’omettrai aucun détail, pour qu’on connaisse la vérité. Il faut que le monde entende la plus grande épopée dont l’histoire ne se souviendra jamais.
Clara Oswin Oswald,
Avril 2037.
