Chapter Text
"Un jour, ce n'est rien comparé à un poème. Un jour n'est qu'un milliardième du cours ennuyeux de la vie; à part s'il y a du soleil.
Non, le poème a pour fonction de libérer les émotions au cœur des gens. De les passionner pour des femmes et des hommes lointains sortis de la tête du poète. De s'enflammer sur le désir attisé par les termes choisis. Les mots en question évoquent un phénomène ou une toute autre émotion encore non découvert.
Un poème doit laisser quelqu'un ému et souffrant de sa propre émotivité."
Voici un poème "en prose". Complété par moi. C'est un devoir.
Mais, je ne fais ça que pour mon ami.
Ces mots ne sont même pas de mon avis. Ils sont écrits par Mme Peginand pour lui. Lui devant moi, debout. Je veux l'embrasser. Il m'enflamme et me laisse affligé. Comme l'effet primaire du récit poétique selon lui et moi.
Ce n'est qu'un poème d'amour parmi d'autres. Mais une sorte d'aiguille trouvée parmi les bottes de foins. C'est comme ça que je le voie pour moi.
QU'IL ME PERCE LA TÊTE, OUI.
Viens
Je veux.
Je veux, quoi?
Faire tout et n'importe quoi pour toi, bien sûr~
Tu te passionnes tant pour les contes de fée à cause de moi? Et la dernière fois, après l'incident des bonbons à l'essence de souvenirs, le reste, t'en a fait quoi?
Je te regarde avec mes beaux yeux et tu ne veux même pas me tenir... Tu m'aurait dit que mes adorable paires d'yeux brilleraient dans mon ciel de crépuscule. Ça, tu l'aurais dis, pas vrai?
"Tiens, une minute...t'es qui toi?"
Tu t'est retourné pour me voir. Même si tes yeux ne sont pas là, tes lunettes me déchirent le regard. Mais j'insiste; je pourrai te décrire en 1 page.
Je pourrais même en faire une deuxième pour te comparer aux princes charmants des contes. Comme ça je comprendrais mieux les "figures de style".
Je pourrais te croquer en une bouchée, mais je ne suis pas affamé pour le moment. Toi tu l'es, tu rougis trop: la moitié de ton visage a reçu un coup de soleil mystérieux. Et de toute façon, je suis trop mignon, espèce de...de...
Je ne le dirai pas.
C'est un secret.
Si seulement tu me regardais comme ça en classe quand tu te retournes, s'il te plaît, lis avec moi, je veux te faire découvrir les fées.
Veux tu les voir?
"Vincent" dis-je
"C-c'est toi?" Ton visage se contracte en un sourire excité. Vrai ou pas, je n'y prend pas compte.
Et ta main se pose sur mon pull.
"Il e-e-est beau, n-n'est-ce pas?" Tu me demande en tirant mon uniforme. Avec ce sale visage neutre.
"Viens"
Grosse erreur. Il est pas content.
"Quoi encore...tes livres? Tu veux me les lire?"
"Bien deviné...."
"Et répond plus vite."
Je lui pousse les livres, pendant qu'il s'assoit très près de la table "d'étude"
