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Language:
Français
Stats:
Published:
2013-07-05
Completed:
2014-04-16
Words:
172,368
Chapters:
29/29
Comments:
251
Kudos:
762
Bookmarks:
22
Hits:
27,676

Captain Of My Soul

Summary:

Harry Styles, un jeune homme de 20 ans, est arrêté et condamné pour meurtre. Mais une opportunité va lui sourire lorsqu'il va être recruté par une organisation secrète du gouvernement : la Direction.

Il va y rencontrer Louis, un agent qui consacre sa vie à recruter et former des recrues, qui seront par la suite envoyées en mission pour défendre et sauver leur pays.

Harry va apprendre qu'à la Direction, la notion de mal comme de bien, se confondent et que la réalité n'est pas toujours telle qu'on la voit.

Notes:

(See the end of the work for notes.)

Chapter 1: And in a pipe, we fly to the Motherland

Chapter Text

Il fallait que ce soit rapide. Pas plus de dix minutes. Entrer, sortir le pistolet, ordonner au pharmacien de mettre les médicaments dans le sac et partir. Merde, il devait même pouvoir faire ça en cinq minutes. Entrer, pistolet, ordonner, partir... Entrer, pistolet, ordonner, partir...

Ses mains tremblaient lorsqu'il enfila sa veste. Il ne savait pas si c'était la peur ou l'état de manque dans lequel il se trouvait depuis près de 24h maintenant. Il aurait tout donné pour une dose, là, maintenant. (À vrai dire c'était exactement ce qu'il allait faire. Donner tout... Risquer tout. Pour une dose.)

Pour se calmer, il énuméra encore et encore chaque étape dans sa tête : entrer, pistolet, ordonner, partir, entrer, pistolet, ordonner.... LE SAC !

Il oubliait de prendre le sac ! Merde, merde, merde. Un putain de sac avait failli tout faire foirer. Ses mains tremblèrent de plus en plus violemment lorsqu'il ouvrit son armoire contenant le sac qu'il avait caché sous une pile de vêtements deux jours plus tôt. Comme si un petit sac en toile noire, laissé en évidence, aurait été trop suspect. Comme si sa mère, venue lui rendre visite la veille, aurait tout de suite pu comprendre qu'il préparait le cambriolage de la pharmacie, qui se situait trois rues plus loin, s'il avait laissé ce sac posé par terre dans un coin de son appartement. Merde, son niveau de paranoïa avait vraiment atteint des sommets records en l'espace de trois jours...

Ses mains tremblaient tellement qu'il n'arrivait pas à enfiler ses gants. Il fallait qu'il se calme. Il devait se calmer. Il s'assit sur son canapé miteux et posa sa tête entre ses mains.

Entrer, pistolet, ordonner, partir. Entrer, pistolet, ordonner, partir...

Dans trente minutes, tout serait fini. Dans trente minutes, il aurait eu la récompense de tous ces efforts. Il pourrait oublier tout ça. Lorsque l'aiguille irait se planter dans son bras et qu'il sentirait les effets instantanés de la morphine, il pourrait se laisser aller à toutes les sensations de plaisir qui envahiraient son corps et oublier tout ça....oublier. Juste oublier.

----------

Cagoule bien enfoncée sur la tête, pistolet chargé et coincé dans sa ceinture, sac caché dans sa poche... C'est parti. Il avait cinq minutes. Pas une de plus.

Inspirant une grande bouffée d'air, il se détacha du mur sur lequel il était appuyé depuis dix minutes, dans la petite ruelle sombre de laquelle il pouvait observer la pharmacie sans se faire voir. En dix minutes, personne n'était entré ou sorti de la pharmacie. Il était tard, ce genre de pharmacie ouverte 24h/24 n'avait jamais beaucoup de clients à cette heure-ci. Elles n'étaient là qu'au cas ou.

Pour rassurer une mère dont le bébé n'arrivait pas à dormir et qui voulait absolument voir le premier professionnel du corps médical qu'elle trouvait au bout de sa rue. Pour permettre à un ami fidèle de descendre acheter quelques pansements après que son meilleur pote ait débarqué chez lui, la face ensanglantée, parce qu'il avait découvert sa femme dans les bras d'un autre. Pour guérir les crampes d'estomac d'un enfant qui n'aurait pas du manger tout ce chocolat caché sous son lit avant d'aller dormir, mais qui n'avait pas pu s'en empêcher. Oui, ces pharmacies étaient là au cas ou.

Au cas ou un jeune junkie de 20 ans se rendrait compte qu'il n'avait plus assez d'argent pour se payer ses doses et que son état de manque le pousserait à faire n'importe quoi pour retrouver cette sensation de calme et de plaisir qui accompagnait chaque nouveau shoot qui venait peu à peu détruire son corps.

Il n'avait jamais utilisé la morphine. Du moins pas pour se shooter. Il s'était cassé le bras en tombant de vélo quand il avait 12 ans et il savait que c'était ce que les médecins lui avaient administrée pour calmer sa douleur. Il avait aussi fait assez de recherches pour savoir que c'était l'une des rares drogues que l'on pouvait se procurer en pharmacie sur ordonnance très stricte d'un médecin.

Oui il avait fait des recherches. Quand l'idée avait germé dans sa tête, il avait passé des heures sur son ordinateur pour préparer son plan. Il avait étudié les plans de la ville, trouvé la pharmacie ouverte de nuit la plus proche, regardé les rues qui l'entouraient pour trouver toutes les possibilités qu'il aurait pour se cacher si quelque chose tournait mal... Il avait tout préparé et tout chronométré. Rien ne pouvait foirer. C'était le moment.

Décidé, il se dirigea vers la pharmacie. Sa main, moite et tremblante, était posée sur la crosse de son pistolet. Il sentait le rythme de son cœur s'accélérer... l'adrénaline. Un léger rictus amer apparu sur son visage. Il était en terrain familier. C'était des sensations qu'il connaissait, qu'il ressentait à chaque nouveau shoot, et qu'il savait apprivoiser. Tout allait bien se passer.

Confiant et sûr de lui, il poussa la porte de la pharmacie. Tout allait bien se passer.

----------

Ça ne s'était pas bien passé. Rien ne s'était bien passé. Tout allait mal. Il sentait le sang tambouriner dans ses oreilles, son cœur qui battait trop vite et ses jambes qui commençaient à protester contre l'effort inhabituelle auxquelles elles se retrouvaient soumises.

Mais surtout il entendait. Il entendait la sirène de la voiture de police qui le suivait. Il pouvait voir la couleur bleue du gyrophare qui se réverbérait sur tous les murs, le narguant, lui montrant que oui, elle était bien toujours là, juste derrière lui, prête à mettre fin à sa course.

Alors il courait, pas comme si sa vie en dépendait, mais parce que sa vie en dépendait. Il courait comme jamais il n'avait couru auparavant. Il connaissait les rues par cœur, il en avait étudié les plans pendant des heures, enfermé dans la noirceur de son appartement lugubre. Et pourtant il n'avait aucune idée d'où il était, ni de où il allait. Il ne savait plus rien, et il n'avait plus le temps de se poser des questions. Alors il courait.

Parce que s'il s'était arrêté ne serait-ce que l'espace de cinq secondes, il aurait vu. Il aurait vu l'image d'un pharmacien, le choc imprimé sur son visage, les yeux grands ouverts, remplis de pitié et d'incompréhensions, le fixant, avant de s'écrouler par terre, un filet de sang opaque s'échappant de son corps. Il aurait vu cette image s'il s'était arrêté. Il aurait vu la mort. Alors il courait.

Il n'avait pas prévu d'utiliser le flingue. Il avait vu assez de films policiers pour savoir qu'avec ce simple objet dans la main, on pouvait faire faire ce que l'on voulait, à n'importe qui, sans même que le doigt n'ait à approcher la gâchette. Putain, il n'était même pas conscient qu'il savait s'en servir. Il ne savait même pas qu'un coup pouvait partir comme ça, sans vraiment le prévoir, sans l'imaginer auparavant dans sa tête. Mais c'était ce qu'il s'était passé. Il avait tiré, le pharmacien était tombé, et avant même de pouvoir vérifier s'il venait effectivement de commettre son premier assassinat, s'il venait d'ôter de lui-même la vie à un autre être humain, il avait vu les sirènes des policiers se rapprocher. Alors il courait.

Rien de tout cela n'était prévu. Il n'avait pas prévu que le pharmacien allait tenter de jouer les gentils psychologues avec lui, tenter de le résonner, de comprendre pourquoi il faisait ça. Son plan était pourtant simple: entrer, pistolet, ordonner, partir. Quatre étapes. Il n'avait pas du être assez convaincant sur la partie "ordonner" puisqu'au lieu de remplir le sac comme il lui avait été demandé, le pharmacien s'était mis dans la tête d'essayer de raisonner ce jeune garçon au corps tremblant, aux mains mal assurées, qui tenaient un pistolet comme un enfant tiendrait la carabine que son père lui a posée entre les doigts le temps qu'il enfile ses bottes avant de partir à la chasse : avec naïveté... Il n'avait pas prévu non plus qu'en tentant de le raisonner, le pharmacien allait en profiter pour appuyer discrètement sur ce petit bouton rouge, situé sous le comptoir de certaines pharmacies de nuit, et qui alerte instantanément le poste de police le plus proche. Il n'avait pas prévu non plus sa réaction en entendant la sirène des policiers et en voyant le pharmacien s'approcher doucement et calmement de lui, les mains levées comme s'il approchait un petit animal pris au piège et qu'il viendrait délivrer. Il n'avait pas prévu qu'à l'instant où le pharmacien aurait posé sa main sur le pistolet pour lui faire baisser son bras, il allait appuyer sur la gâchette. Alors il courait.

Mais chaque course a sa propre ligne d'arrivée. La sienne était au fond d'un cul-de-sac qu'il aurait su éviter si son cerveau avait pu se rappeler de cette petite rue traîtresse qu'il s'était pourtant juré d'éviter à tout prix en étudiant les plans du quartier. Quelle ironie ! Mais son cerveau avait décidé de lui jouer des tours ce soir de toute façon, puisqu'en aucun cas il n'aurait été capable d'abattre un homme et de s'enfuir en plein milieu de la nuit, avec les flics collés au cul, s'il avait été dans un état d'esprit normal.

Aussi, s'il avait été dans un état d'esprit normal, il n'aurait sûrement pas été capable de lever son arme une deuxième fois en voyant un flic approcher, et de tirer une deuxième fois.

Merde.

----------

"Monsieur Harry Styles, pour tentative de vol commis sous la menace d'une arme, pour tentative de meurtre avec préméditation sur un agent de police, et pour meurtre avec préméditation sur un citoyen, je vous condamne à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine applicable immédiatement. Affaire suivante !"

Avec préméditation? Deuxième ironie. S'il y a bien une chose qu'il n'avait pas préméditée c'était bien ce meurtre.

La dernière fois que Harry avait mis les pieds dans une prison, c'était pour rendre visite à son beau-père. Un charmant après-midi que sa mère lui avait planifié.. Il avait 13 ans et il ne comprenait pas l'obsession de sa mère à vouloir revoir un homme qui l'avait battue, laissée pour morte, avant d'aller se saouler et s'envoyer en l'air avec la serveuse du bar d'en face. Un homme charmant cet (ex-)beau-père... C'était Harry qui avait découvert sa mère, qui avait dû appeler les secours, et qui avait dû témoigner auprès des policiers pour raconter les longues soirées, caché derrière le canapé, à regarder sa mère se faire cogner dessus par un beau-père un peu trop saoul pour se rendre compte que oui, frapper une femme avec une bouteille de vin à moitié vide ça peut faire mal. Charmant, encore une fois.

Maintenant c'était lui qui allait se retrouver en prison. Si on avait dit à Harry, il y a 5 ans, qu'il se retrouverait dans la même situation que ce beau-père avec qui il avait grandi et qu'il avait appris à mépriser, il l'aurait directement envoyé en hôpital psychiatrique. C'est fou comme toute une vie peut changer en cinq ans...

La bonne nouvelle de cette histoire était que le flic n'était pas mort. Il avait été touché à la jambe et Harry remerciait encore le manque de visibilité qu'il y avait dans la petite rue ce soir-là. Ou simplement son incapacité à se servir d'une arme.

La mauvaise nouvelle c'était que le pharmacien, lui, n'avait pas survécu et qu'il hantait désormais les pensées de Harry chaque soir avant de s'endormir. À chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait ceux de cet homme. Il n'était probablement pas capable de dire de quelle couleur ils étaient, mais il se souvenait clairement de la peur, de la surprise et du regret qu'il avait pu y lire après avoir tiré. Et toute sa vie, Harry reverrait ces yeux avant de s'endormir.

Le tribunal venait de prononcer sa sentence et il allait être immédiatement transféré dans une prison de haute sécurité. Au milieu des tueurs, des violeurs, des récidivistes, des trafiquants... Très attirant comme brochure de vacances. Lorsque Harry avait observé l'audience du tribunal, il n'avait reconnu que le visage de sa mère au milieu de tous les inconnus venus assister à sa chute. Elle semblait fatiguée et ses yeux étaient remplis de tristesse. Harry avait vu sa mère sombrer petit à petit dans la dépression, se nourrissant de petites pilules colorées à chaque repas et passant le plus clair de son temps dans le lit qu'elle ne quittait que si elle trouvait le courage de se traîner jusqu'au supermarché où elle travaillait ou jusqu'à l'appartement de son fils. Oui, Harry avait vu sa mère sombrer devant ses yeux, mais jamais il n'avait vu le visage de sa mère aussi marqué par le temps qu'au moment où la juge avait annoncé que son fils était condamné à la prison à vie.

Elle ne lui avait plus adressé la parole depuis le soir de son arrestation où elle lui avait demandé de la regarder dans les yeux et de lui dire la vérité.

"Est-ce que c'est vrai?"
"Maman..."
"Harry, regarde-moi dans les yeux et dis-moi si c'est vrai ! Dis-moi si c'est vrai que mon fils, le garçon que j'ai mis au monde, celui pour qui j'ai tout sacrifié pour qu'il ait une vie convenable, a décidé ce soir de jeter tout ça en l'air et d'ôter la vie à un homme pour pouvoir voler une boîte de médicaments? Regarde-moi dans les yeux et dis-moi si c'est vrai Harry"
"Maman, je t'en prie, ne rends pas les choses plus diffi..."
"Tu as tué quelqu'un Harry ! Bien sûr que les choses sont difficiles ! Mon fils a tué quelqu'un ! Tu lui as pris sa vie. Cet homme avait sans doute une famille, des amis et tu as détruit tout ça!"

Harry n'avait plus la force de regarder sa mère, les larmes ayant complètement troublé sa vision, et il n'avait qu'une envie, c'était la faire taire, la faire arrêter. Tout faire arrêter... Mais il ne pouvait pas. Tout comme il ne pouvait pas revenir en arrière. Alors il s'était arrêté. Il avait fermé ses yeux et coupé la voix de sa mère qui lui parvenait aux oreilles, lui rappelant les promesses qu'il lui avait faites, les promesses d'arrêter de se droguer, les promesses d'aller mieux, de reprendre sa vie en mains, les promesses de ne pas tout foirer. Ainsi, il ne réussit à enregistrer d'elle que ses dernières paroles, mais elles furent sûrement les plus douloureuses.

"À partir de maintenant, tu n'es plus mon fils. Je n'ai plus de fils. C'est fini, j'abandonne."

Et, dans le flot de sentiments et de pensées qui l'avaient envahi depuis qu'il avait pressé la gâchette d'un pistolet, la sensation d'être abandonné par sa propre mère fut probablement la pire qu'Harry ressentit à ce moment là.

Lors du procès, sa mère ne l'avait pas regardé une seule fois. Elle avait fixé un point invisible, sur le mur du fond du tribunal pendant toute la durée du jugement. Et lorsque le verdict avait enfin été rendu, Harry l'avait vu fermer les yeux, ravaler un hoquet qui ressemblait tragiquement à un sanglot, se lever et quitter la salle, sans un dernier regard pour son fils.

Le fait que sa mère soit la seule personne que Harry reconnaissait dans la salle était une bonne représentation de sa vie. Sa mère. La seule personne fixe de sa vie, celle qui était toujours restée. Son point d'ancrage. Elle ne l'avait pas abandonné comme son père qui avait décidé de partir quand il s'était rendu compte qu'être un paternel de deux enfants n'était pas son truc finalement, ou comme sa sœur, qui dès qu'elle avait eu dix-huit était partie le plus loin possible de cette famille qui n'avait jamais appris à se sortir du malheur, ou comme ses amis du lycée qui avaient préféré avancer dans leur vie, sans se retourner pour attendre le jeune Harry qui n'était pas très bon à l'école, pas très bon avec les filles, pas très bon en sport, pas très drôle mais qui était assez sympathique pour qu'ils le laissent traîner avec eux entre les cours.

Seule sa mère était restée... plus maintenant.

Les seules personnes qu'il fréquentait encore était celles qu'il n'aurait jamais dû fréquenter. Fred, Max, Mika, Tom.... Une fine équipe de camés qui lui avait montré comment rouler son premier joint... avant de lui apprendre les techniques les plus approfondies pour se planter une aiguille dans le bras tout seul. Aucun n'était venu le voir aujourd'hui. Rien d'étonnant. Ils allaient sans doute nier pendant très longtemps l'avoir connu, avant de l'évoquer dans leurs conversations profondes des vendredis soir, autour d'un paquet de cocaïne, en se demandant ce qu'il était devenu. Ou pas. Peu importe de toute façon.

Plus rien n'importait maintenant car Harry allait passer le reste de sa vie en prison. Et personne ne viendrait le voir au parloir.

Et le pire dans tout ça, c'était que la seule pensée qui arrivait à faire surface dans sa tête c'était qu'il avait vraiment, vraiment besoin d'une dose maintenant. Parce que s'il devait trouver une raison assez justifiable pour se planter une aiguille dans le bras, c'était bien l'annonce qu'il allait passer le reste de sa vie en prison.

Avant d'être conduit en dehors de la salle d'audience, Harry jeta un dernier regard au public. Tous ces inconnus étaient libres eux. Ils pouvaient tranquillement rentrer chez eux et prier pour que leurs enfants, leurs frères, leurs amis, ne deviennent jamais comme ce gamin pommé, aux grands yeux verts, qui avait tué un pharmacien parce qu'il était en manque.

Son dernier regard, avant de quitter ce monde libre, se posa sur deux yeux azurs qui l'observaient au fond de la salle. Harry n'eut pas le temps d'associer un visage à ces yeux bleus avant que la porte ne se referme sur sa liberté.